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radar remis en cause, benezra avocat 16/10/2009: PENAL ROUTIER | Circulation et transport | contraventions

Permis de conduire et arrêté du 7 mai 1997  - 90 euros d'amendes pour port de lentilles et non de lunettes
 

 

 

 

Un motard myope a été verbalisé car il aurait porté des lentilles et non ses lunettes alors que son permis de conduire laissait apparaître qu'il portait des lunettes (photo).

 

C'est donc en toute logique que ce motard a refusé de signer le procès verbal présenté par les agents et qu'il entend désormais contester ladite contravention.

 

Il aura toutes les facilités du monde puisque un arrêté du 7 mai 1997 est venu abroger l'arrêté sur lequel s'est fondé l'agent verbalisateur (arrêté du 4 octobre 1988) :

Arrêté du 7 mai 1997 fixant la liste des incapacités physiques incompatibles avec l'obtention ou le maintien du permis de conduire ainsi que des affections susceptibles de donner lieu à la délivrance de permis de conduire de durée de validité limitée.

Cet arrêté est paru au Journal officiel du 29 mai 1997 et a été abrogé par arrêté du 21 décembre 2005.

 

 

 

 

 

 

radar remis en cause, benezra avocat 09/09/2009: ADMINISTRATIF | Circulation et transport | permis à point

Excès de vitesse impossible
 

 

 

 

 

 

Un client du cabinet comparaissait hier devant le tribunal de police de BERNAY pour  un excès de vitesse.

 

Le cabinet BENEZRA AVOCATS  a soulevé plusieurs vices de procédure.

 

Le contrevenant aurait été cité, donc convoqué, par procès verbal daté du 28 mai 2009 avant même qu’un procès verbal constatant l’infraction n’ait été dressé, puisque rédigé seulement le 31 mai 2009.

 

Comment pouvait-il être convoqué à une audience alors qu’aucune charge n’avait été prise contre lui car aucun constat d’infraction n’avait été dressé le jour où a été rédigée sa convocation à l’audience ?

 

Le plus surprenant dans cette affaire, c’est que tous les avocats présents à l’audience ont fait de même pour leurs clients…

 

En effet, le commissariat de police de BERNAY qui a rédigé les procès verbaux a convoqué tous les contrevenants à cette audience « à la chaine » en méconnaissant les principes fondamentaux du droit de procédure pénale.

 

De source certaine, il apparaîtrait que de nombreuses personnes ayant commis une infraction routière avant cette date d’audience, soient concernées et il en ressort que toutes les infractions routières relevant de la compétence du tribunal de police de BERNAY commises avant cette date du 08/09/2009, peuvent tomber sur ce fondement de violation de la loi pénale.

 

Il est certain que le Procureur ne manquera pas d’informer ses troupes afin que cette erreur grossière ne se produise plus à l’avenir.

 

Affaire à suivre…

 

 

radar remis en cause, benezra avocat 23/07/2009: ADMINISTRATIF | Circulation et transport | permis à point

Merci à l'association SOS AUTOMOBILISTES pour son article et sa reconnaissance vis à vis du cabinet BENEZRA AVOCATS
 

 

 

Un cabinet d'avocats automobile, BENEZRA AVOCATS (www.benezra.fr) vient d'obtenir  dans un de ses dossiers, un jugement exceptionnel du Tribunal ADMINISTRATIF DE DIJON.

 

En effet, le Tribunal Administratif de DIJON vient de participer à l’évolution de la jurisprudence administrative en matière de permis à point.

 

Déjà, le Tribunal Administratif de Versailles avait considéré récemment  que le Ministre avait retiré illégalement des points sur le permis de conduire de Monsieur X aux motifs que le Ministre n’avait pas envoyé l’amende forfaitaire majorée en recommandé avec accusé de réception et de ce fait Monsieur X qui se prévalait de ne pas avoir reçu l’amende forfaitaire majorée n’avait pu contester dans les formes.

 

Aujourd’hui, le Tribunal Administratif de DIJON complète cette jurisprudence dans un jugement remarquable, obtenu grace au cabinet BENEZRA, en précisant deux points fondamentaux.

 

1- D’une part, le juge administratif a décidé qu’à partir du moment où le contrevenant ne payait pas ses amendes aucun point ne pouvait lui être retiré.

 

«  il appartient à la juridiction administrative d’apprécier la régularité de la procédure de retrait de points du permis de conduire et, partant, d’apprécier le bien fondé d’une contestation basée sur l’absence de paiement de l’amende forfaitaire ; qu’il incombe à l’administration de rapporter la preuve que la réalité de l’infraction »

 

Le ministre devra désormais démontrer que le contrevenant a bien payé ses amendes pour engager la procédure de retrait de points sur son permis de conduire.

 

2- D’autre part, le Ministre qui avait pour habitude de présenter un relevé d’information intégral (document interne à l’administration) pour démontrer que le contrevenant avait payé ses amendes a été débouté car le relevé a été considéré comme dénué de force probante.

 

« …la procédure suivie ne saurait être tenue pour régulière du seul fait que l’officier du ministère public saisit dans l’application informatique les données propres à chaque infraction en précisant la date à laquelle lesdites infractions sont devenues définitives…

 

…les mentions figurant sur le relevé individuel d’information de l’intéressé ne pouvant notamment avoir valeur probante dès lors que ce relevé est un document renseigné par les propres services du ministre… »

 

Le Ministre devra désormais produire des documents extérieurs à l’administration (copie de chèques…) pour démontrer que le paiement a été réalisé et non de simples documents internes à l’administration.

 

Vous aurez compris la grande portée de ce jugement qui va faire jurisprudence car l’appel est désormais impossible pour le Ministre (2 mois depuis le jugement, et ce post intervient après les deux mois d'appel).

 

L’automobiliste qui ne voudra plus voir son capital points amputé se contentera de ne plus payer ses amendes…

 

Le jugement du tribunal administratif de Dijon a été envoyé à l'AFP dans un communiqué de presse et est donc à la disposition du grand public.

 

SOS AUTOMOBILISTES (www.sos-automobilistes)

 

le droit automobile pour tous.

 

 

radar remis en cause, benezra avocat 22/06/2009: ADMINISTRATIF | Circulation et transport | permis à point

Selon le journal "le parisien" le Conseil d'Etat aurait autorisé un "retour au permis blanc" dans un arrêt du 13 mars 2009
 

 

 

 

Il y a une grande confusion dans les conséquences de cet arrêt.

 

en aucun cas il s'agit d'un retour au permis blanc qui avait été créé à l'origine pour les personnes qui avaient commis une infraction pénale lourde (en relation avec le code de la route).

 

ce permis blanc permettait au prévenu qui travaillait avec son permis de conduire de continuer à exercer sa profession puisqu'il bénéficiait d'une autorisation du juge de conduire aux heures de travail.

 

Or, aujourd'hui, le journal nous présente un retour de ce permis blanc qui avait été supprimé en 2003.

 

Ce n'est malheureusement pas le cas.

 

En effet, dans ce cas précis un chauffeur de taxi avait commis plusieurs infractions pénales et s'était vu retiré les points correspondants après avoir été condamné à chaque fois (c'est ici après chaque infraction qu'aurait du intervenir la délivrance d'un permis blanc s'il avait ressuscité!).

Son permis a été annulé pour défaut de point.

 

Un avocat a introduit un référé suspension auprès du tribunal administratif (le juge en général accordait déjà la suspension de l'annulation dès que les infractions ayant retiré les points étaient minimes c'est à dire n'engendrant qu'un retrait de 1 point).

 

curieusement le tribunal ne lui a pas accordé et le conseil d'Etat a été saisis qui a considéré que " qu’indépendamment des infractions commises par l’automobiliste, l’invalidation de son permis de conduire aurait des conséquences sur son activité professionnelle et sa situation financière, et que le maintien de la validité de son permis de conduire « n’est pas inconciliable avec les exigences de sécurité routière "

 

Le Conseil d'Etat n'a donc en rien instauré de nouveau le permis blanc mais a simplement confirmé la jurisprudence actuelle des tribunaux administratifs.

 

 

 

radar remis en cause, benezra avocat 13/06/2009: Pénal | Circulation et transport

Le prévenu pour sa défense, ne peut pas invoquer la mauvaise installation du radar
 

 

 

 

Désormais, lorsqu'un automobiliste se fera interpeller pour un excès de vitesse constaté par un cinémomètre (radar), et dont la matérialité de l'infraction a été constatée dans un procès verbal dressé par un agent de police, il ne pourra plus invoquer, pour sa défense, que le cinémomètre a été mal installé par l'agent et donc défaillant.

 

En effet, c'est sur le fondement classique de l'article 537 du code de procédure pénale qui dispose que "le procès verbal fait foi jusqu'à preuve du contraire" et que "la preuve contraire ne peut être rapportée que par écrit ou par témoins" que la cour de cassation a rejeté le pourvoi du malheureux automobiliste.

 

La cour de cassation ne fait que confirmer sa jurisprudence constante dans le domaine (crim, 16 février 2005) et il devient donc de plus en plus difficile de contester les excès de vitesse avec interception... à moins de connaître parmi ses proches un avocat automobile qui saura mettre toute son expertise à votre service.

 

 

 

radar remis en cause, benezra avocat 29/04/2009: Pénal | Circulation et transport

 

L'Association SOS-Automobilistes sollicite des autorités la diminution des incarcérations pour les délits routiers
 

 

 

 

La population carcérale n'a cessée ces dernières années de s'accroître.

 

Des études ont montré que de nombreux "délinquants routiers" étaient en effet condamnés inutilement à des peines de prison ferme sans tenir compte des possibilités de peines alternatives.

 

L'association SOS automobilistes tente d'obtenir à ce que les délinquants routiers participent, à titre de peine principale, à des opérations de sauvetage à la suite d'accidents de la circulation afin de les sensibiliser aux risques de la route.

 

Selon l'association, ces mesures seraient plus efficaces qu'un enfermement.

 

A suivre...

 

 

 

radar remis en cause, benezra avocat 25/03/2009: Pénal | Circulation et transport

 

Radars remis en cause une nouvelle fois
 

 

 

 

 

La fiabilité des radars automatiques a de nouveau été mise en cause pour la constatation d'un grand excès de vitesse.

 

le positionnement avait déjà été critiqué par de nombreux avocats automobile ... à l'appui de leurs plaidoiries un rapport du Ministère qui avouait que les radars étaient par la force des choses (manque d'outils de précision...) mal positionnés.

 

Les juridictions de proximité et tribunaux de police ont donc invalidé de temps en temps des procès verbaux sur ce fondement.

 

Le 14 janvier 2009, c'est la cour d'appel de Montpellier qui a relaxé un conducteur flashé à plus de 100 km/h en ville au motif que rien ne prouvait que le radar avait été bien positionné.

 

La cour d'appel a décidé que : "Rien ne prouve que ces règles de positionnement aient bien été respectées", et  a prononcé la relaxe au bénéfice du doute.

 

 


 

radar remis en cause, benezra avocat 23/03/2009: Pénal | Circulation et transport

 

Nouvelles modalités d'immatriculation
 

 


 

 

Un arrêté du 23 mars 2009 fixe au 15 avril 2009 l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions relatives aux plaques et inscriptions, à la réception, à l'homologation et à l'immatriculation des véhicules issues du décret n° 2009-136 du 9 février 2009 (JO 11 févr.) et précisées dans deux arrêtés du même jour (l'un relatif aux modalités d'immatriculation des véhicules, l'autre aux caractéristiques et au mode de pose des plaques d'immatriculation).

L'article R. 322-1 du code de la route prévoit désormais que tout propriétaire d'un véhicule à moteur, d'une remorque dont le poids total autorisé en charge est supérieur à 500 kilogrammes ou d'une semi-remorque et qui souhaite le mettre en circulation pour la première fois doit faire une demande de certificat d'immatriculation au ministre de l'intérieur, soit par l'intermédiaire du préfet d'un département choisi par le propriétaire du véhicule, soit par l'intermédiaire d'un professionnel de l'automobile habilité, en justifiant de son identité et de son domicile. Le certificat d'immatriculation, établi dans les conditions fixées par le ministre chargé des transports, après avis du ministre de l'intérieur, et expédié à l'adresse du demandeur, comporte un numéro d'immatriculation attribué à titre définitif au véhicule par un système informatique centralisé (art. R. 322-2 c. route).

L'arrêté du 23 mars fixe donc au 15 avril 2009 l'entrée en vigueur des dispositions du décret du 9 février 2009 et de l'arrêté du 9 février 2009 relatif aux modalités d'immatriculation des véhicules (art. 1er).

Toutefois, pour les véhicules déjà immatriculés dont le certificat d'immatriculation ne comporte pas le numéro définitif prévu à l'article R. 322-2 du code de la route, les dispositions antérieures continuent à s'appliquer jusqu'au 14 juin 2009, pour les formalités administratives donnant lieu à l'édition d'un nouveau certificat d'immatriculation, et jusqu'au 14 septembre 2009, pour toutes les autres formalités administratives relatives à ces véhicules.

Cette date du 15 avril 2009 s'applique également pour l'entrée en vigueur des dispositions de l'arrêté du 9 février 2009 fixant les caractéristiques et le mode de pose des plaques d'immatriculation des véhicules (art. 2).

Précisons que le précédent arrêté du 1er juillet 1996 continue à s'appliquer aux véhicules déjà immatriculés dont le certificat d'immatriculation ne comporte pas le numéro définitif prévu à l'article R. 322-2 du code de la route, ce jusqu'à la réalisation de toute formalité administrative conduisant à l'édition d'un nouveau certificat d'immatriculation ou, au plus tard, jusqu'au 31 décembre 2020 (art. 11 arrêté préc.).

 

 

 

HISTOIRE, D'UN HOMICIDE, D'UNE AUDIENCE...



Dans son tailleur noir, Séverine s'accroche à la barre en tremblant. Cette femme de 36 ans comparaissait hier devant le tribunal correctionnel de CRETEIL pour homicide involontaire.

 

Le 18 juin 2007 à 17h30, , Bertrand XXX, motard de 24 ans au guidon d'une Suzuki 750, s'est écrasé sur l'avant droit de sa Peugeot 307 alors qu'elle effectuait une manœuvre pour traverser la chaussée.

Le souvenir que Séverine garde de cet instant est très précis: «J'avais marqué l'arrêt et j'ai attendu plusieurs minutes parce qu'il y avait beaucoup de circulation. Je me suis élancée parce que je ne voyais plus de véhicules. Je n'ai rien vu arriver et j'ai été arrêté par un choc. Chaque matin quand je me réveille je pense à lui.»

Dans la salle d'audience, il y avait de nombreux amis du jeune motard qui est mort dans les minutes qui ont suivi le choc très violent. Il y avait également Delphine, sa concubine, encore submergée par l'émotion. Elle n'a eu le droit à aucune indemnisation des assurances. Elle n'était que sa compagne et elle est venue demander 20.000 euro; en réparation d'un préjudice qu'aucune expertise ne saurait mesurer: «Nous étions ensemble depuis trois ans. J'avais abandonné ma vie à La Rochelle pour m'installer avec lui.»

Comme à chaque fois dans ce genre de procès, la douleur d'une famille, des proches se heurte à l'examen technique de faits et à leur transcription en droit. Le président ne s'habitue pas à «ces drames qui charrient des faits aussi douloureux que brutaux.»

Hier la seule question à la quelle devait répondre le tribunal est de savoir si la manœuvre de la conductrice est un élément constitutif de l'accident et donc de la mort du motard. Le substitut du procureur, a tranché: «L'accident s'explique par deux choses cumulatives : la première c'est que Bertrand XXX roulait trop vite - l'expert a estimé sa vitesse à 105 km/h -, et la seconde c'est la manœuvre trop lente de la conductrice.» Pour lui, cette «maladresse» est un élément qui a provoqué l'accident. Il a requis l'annulation du permis de Monique et l'impossibilité pour elle de le repasser avant cinq ans: «Elle ne doit plus conduire.»

Dans sa plaidoirie, Me XXX, avocat de Séverine, a demandé la relaxe. Il a listé les éléments qui selon lui ont concouru à provoquer l'accident sans que sa cliente n'y puisse rien: «La vitesse, le fait que le motard était en train de dépasser une voiture et une moto et qu'il n'était pas vigilant parce qu'il a fait un signe à l'autre moto. Il ne pouvait pas éviter la voiture. Cet accident ne pourrait plus arriver aujourd'hui». L'endroit a été aménagé et il n'est plus possible de tourner à gauche à cet endroit du boulevard. Un radar est même prévu à cet endroit pour les prochaines semaines.

Le tribunal a décidé de relaxer Séverine.

 

 

 

 

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