

HOMICIDE INVOLONTAIRE : LE LIEN DE CAUSALITÉ ?
Pour poursuivre pour homicide involontaire encore faut-il prouver le lien de causalité
Une condamnation pour homicide involontaire implique l’existence d’un lien de causalité entre le comportement fautif et la mort de la victime.
La loi du 10 juillet 2000 a modifié les règles de responsabilité pénale et a opéré une distinction entre la causalité directe et la causalité indirecte. L’article 121-3 du Code pénal gère désormais la notion.
1° Homicide involontaire : En cas de causalité directe
C’est le cas d’une personne qui a créé la situation ayant permis la réalisation du dommage, ou ne pas avoir pris les mesures permettant de l’éviter.
Une faute simple est suffisante pourengager la responsabilité pénale de l’auteur.
« Ne regardez pas combien vous coûte une défense, mais combien vous coûterait une mauvaise défense ! » Michel Benezra, avocat associé
2° Homicide involontaire : En cas de causalité indirecte
C’est le cas où l’auteur n’a fait que contribuer à la situation qui a amené le dommage, ou bien au comportement de celui qui devait agir et ne l’a pas fait.
Une faute délibérée (volonté de commettre la faute, violation de la loi, d’un règlement) ou d’une faute caractérisée(expose autrui à un danger, en toute connaissance de cause, ou une abstention grave – en général la faute est un délit ou une contravention) est nécessaire cette fois pour engager la responsabilité pénale de l’auteur ou du co-auteur.
3° Et les personnes morales, peuvent-elles être poursuivies pour homicide involontaire ?
il n’y a pas lieu de tenir compte de cette distinction entre causalité directe ou indirecte. En effet toute faute est suffisante pour engager la responsabilité pénale de la personne morale.
4° Quelques exemples de Jurisprudence en matière de liens de causalité et homicide involontaire
° Un camion en circulation perd un chevron (rupture de sangles) qui était mal attaché, et tue un automobiliste.
Le chef d’entreprise et le chauffeur sont condamnés pour homicide involontaire.
La cour d’appel va rechercher la cause de la chute du chevron et va considérer que l’employeur et le chauffeur n’ont pas respecté les recommandations prises en vertu de la réglementation relative aux conditions d’arrimage.
Néanmoins, il est acquis pourtant que le l’employeur et le chauffeur n’ont pas participé directement aux opérations de chargement.
Ils n’ont pas causé directement le dommage, mais ils ont contribué à sa réalisation au regard de l’article 121-3 du code pénal.
Le simple fait de circuler avec un chargement comportant un danger ne suffit pas à rapporter la preuve d’une faute caractérisée car s’agit-il d’une faute extrême de l’article 121-3 ?
° Un automobiliste circule à très vive allure, bien au-delà des limitations de vitesse.
Il va alors percuter un sanglier qui va le dévier de sa trajectoire pour finir en contre-sens sur autoroute.
Le conducteur venant en face décèdera des suites de ses blessures.
L’automobiliste est poursuivi pour homicide involontaire et excès de vitesse et ce malgré son argumentation d’indiquer qu’il se trouvait dans une situation de cas de force majeure et donc qu’aucune faute en lien avec le décès ne pouvait lui être reprochée.
La Cour de cassation sanctionne le raisonnement en considérant qu’il y avait bien une relation directe de cause à effet entre l’excès de vitesse et le décès de la victime qui caractérisait l’homicide involontaire.
° Un automobiliste s’endort un court instant au volant de son véhicule et percute un premier usager à contre-sens, qui lui même percute d’autres véhicules.
Les conséquences sont dramatiques puisqu’il y a plusieurs morts et plusieurs blessés.
L’automobiliste fautif a été déclaré coupable des infractions d’homicide et des blessures involontaires, puisqu’il avait été imprudent en conduisant son véhicule dans des conditions susceptibles de provoquer son assoupissement à l’origine de l’accident.
Le prévenu a donc, par manquement à son obligation de prudence et de sécurité, causé directement les dommages subis par les victimes. conformément aux articles 221-6, 222-19 et R. 625-2 du code pénal.
° Un chauffeur avait stationné son camion sur un trottoir qui avait alors gêné un piéton et l’aurait incité à descendre sur la chaussée.
Il a alors été renversé et est décédé des suites de ses blessures.
Le chauffeur avait été poursuivi pour homicide involontaire mais relaxé dès lors qu’il existait d’autres passages possibles pour le piéton.
Lien de causalité Homicide Involontaire
Quel lien de causalité pour un homicide involontaire ? …
Lien de causalité Homicide Routier
Quel lien de causalité pour un homicide routier ?
Réponse:
Oui, vous n’êtes pas sans recours. en france, on peut saisir le fonds de garantie (fga-o) lorsque l’auteur est inconnu, insolvable ou non assuré, sous conditions et délais stricts. la logique reste la même : preuves (témoignages, vidéos urbaines, constat de police), expertise contradictoire, chiffrage complet. si l’accident s’est produit à l’étranger ou implique un véhicule étranger, d’autres mécanismes existent (bureaux nationaux, mandataires). nous vérifions aussi vos garanties personnelles (GAV, prévoyance) pour cumuler les indemnités compatibles et réduire le reste à charge.
Réponse:
Oui, dans certains cas on peut rouvrir le dossier (aggravation de l’état, besoins nouveaux, préjudice professionnel qui se révèle, séquelles psychiques reconnues plus tard, etc.). juridiquement, l’aggravation permet une nouvelle indemnisation des éléments apparus ou révélés après la première transaction/jugement. on réévalue l’état médico-légal, on documente l’impact concret (arrêts, pertes de gains, aide humaine accrue, soins), puis on sollicite une nouvelle expertise et une indemnisation complémentaire. là encore, l’indépendance médico-légale et la qualité des preuves font la différence ; nous gérons la stratégie et les délais.
Réponse:
Oui, ne signez rien sans avis spécialisé. ces offres « flash » interviennent souvent avant une consolidation solide et sans prise en compte exhaustive des préjudices (notamment aide humaine, avenir professionnel, troubles psy, frais futurs, aménagements). accepter trop tôt gèle vos droits et empêche d’obtenir ultérieurement ce qui n’a pas été évalué. nous réclamons d’abord les provisions, organisons l’expertise contradictoire, puis chiffrons poste par poste selon le référentiel dintilhac. ensuite, négociation ferme sur une base argumentée ; à défaut, action en justice. l’objectif : une indemnisation complète, pas partielle.
Réponse:
Oui, vous ne choisissez pas l’expert adverse, mais vous avez le droit d’être assisté(e) par votre médecin-conseil de victimes, indépendant des assureurs — c’est même essentiel. l’expertise « à huis clos » ou non contradictoire est à proscrire : nous exigeons la convocation de toutes les parties, préparons vos doléances (retentissement dans la vie quotidienne, douleurs, travail, famille), apportons les pièces médicales utiles (imagerie, rééducations, psychiatrique si besoin) et contestons les points techniques (cohérence clinique, barèmes, taux DFP/AIPP, aide humaine, besoins futurs). si l’amiable est biaisée ou insuffisante, nous demandons une expertise judiciaire pour sécuriser le processus et la valeur du dossier.
Réponse:
Oui, dès l’ouverture du dossier, nous visons une provision (avance) pour faire face aux dépenses urgentes. sous badinter, l’assureur du vtm doit présenter une offre d’indemnité dans les 8 mois de l’accident (art. 12), mais l’indemnisation intégrale intervient souvent après la consolidation médicale (quand l’état est stabilisé) et/ou une expertise judiciaire si l’amiable bloque. selon la gravité et la posture de l’assureur, comptez plusieurs mois à plus d’un an pour aller au bout — parfois moins si l’offre est sérieuse et le dossier bien préparé. notre rôle : cadencer le dossier (calendrier écrit), accélérerles jalons (expertise, offre), refuser les transactions sous-évaluées et plaider si l’offre reste insuffisante.
Réponse:
Dans ce cas, la loi badinter ne s’applique pas (pas de véhicule terrestre à moteur). on retombe sur la responsabilité civilede l’auteur (cycliste/trottinettiste) et/ou de son assureur RC (ou garantie accidents de la vie, selon les contrats). le principe devient celui d’un partage éventuel des fautes : on reconstitue la scène (témoignages, vidéos, photos, constat, signalisation) pour établir la faute déterminante et maximiser votre indemnisation. la méthode reste la même côté victime : expertise médico-légale contradictoire, chiffrage complet (souffrances, DFP/AIPP, pertes de gains, aide humaine, incidence professionnelle…), négociation ferme, puis action en justice si nécessaire. nous vérifions aussi l’existence d’une assurance annexe (RC scolaire, clubs, copropriété, GAV).
Réponse:
oui, en principe oui. pour un piéton, la loi badinter (art. 3) protège les « non-conducteurs » : votre faute n’est pas opposable, sauf faute inexcusable et cause exclusive de l’accident. or, la faute inexcusable est définie de façon très restrictive par la jurisprudence (faute volontaire d’une exceptionnelle gravité, exposant sans raison valable à un danger dont on a conscience). traverser au rouge, hors passage, ou regarder son téléphone ne suffit généralement pas à priver la victime de son droit à indemnisation. on analysera néanmoins les circonstances (visibilité, vitesse, comportement du conducteur) pour consolider votre droit et écarter toute contestation. en pratique, nous réclamons une provision rapide, organisons l’expertise contradictoire et chiffrons l’ensemble des postes de préjudice (barème dintilhac).
Réponse:
Oui, la relaxe est possible si le tribunal estime que les éléments constitutifs de l’infraction ne sont pas réunis, notamment en l’absence de faute ou de lien de causalité entre la faute et le décès. La jurisprudence a confirmé que l’absence de faute exclut la responsabilité pénale pour homicide involontaire.
Il est important de noter que même en cas de relaxe au pénal, la victime ou ses ayants droit peuvent engager une action en responsabilité civile pour obtenir réparation du préjudice subi. La procédure civile est indépendante de la procédure pénale et peut aboutir à une condamnation à indemniser la victime, même en l’absence de condamnation pénale.
Réponse:
La peine maximale pour un homicide involontaire dépend des circonstances entourant l’infraction. En l’absence de circonstances aggravantes, la peine maximale est de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.
Toutefois, en cas de violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, les peines encourues sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende.
Dans le contexte d’un accident de la route, si le conducteur a commis une infraction telle que la conduite en état d’ivresse, sous l’emprise de stupéfiants, sans permis, ou un excès de vitesse supérieur à 50 km/h, la peine peut être portée à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. Si deux ou plusieurs de ces circonstances sont réunies, la peine maximale est de dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.
Réponse:
Lorsqu’un homicide involontaire est commis à l’occasion d’un accident de la circulation, les sanctions prévues par la loi sont plus sévères, notamment en présence de circonstances aggravantes. En l’absence de telles circonstances, la peine maximale est de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.
Cependant, si le conducteur a commis une infraction telle que la conduite en état d’ivresse, sous l’emprise de stupéfiants, sans permis, ou un excès de vitesse supérieur à 50 km/h, la peine peut être portée à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. Si deux ou plusieurs de ces circonstances sont réunies, la peine maximale est de dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.
Des peines complémentaires peuvent également être prononcées, telles que la suspension ou l’annulation du permis de conduire, l’interdiction de conduire certains véhicules, ou l’obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière.
Réponse:
En droit pénal français, l’homicide involontaire est défini par l’article 221-6 du Code pénal comme le fait de causer la mort d’autrui par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement. Il s’agit d’un délit, et non d’un crime, en raison de l’absence d’intention de tuer. La loi ne prévoit pas de peine minimale obligatoire pour cette infraction. Le juge dispose d’un pouvoir d’appréciation et peut prononcer une peine adaptée aux circonstances de l’affaire et à la personnalité du prévenu. Ainsi, en l’absence de circonstances aggravantes, la peine maximale encourue est de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Toutefois, le tribunal peut décider d’une peine inférieure, voire d’une dispense de peine, en fonction des éléments du dossier.
Réponse:
Solliciter un avocat pénaliste, et plus spécifiquement un avocat expérimenté en droit pénal routier, est essentiel lorsqu’il s’agit de faire face à des poursuites pour des infractions graves telles que l’homicide ou les blessures involontaires.
Ce type de contentieux, à la croisée du droit pénal et du droit routier, requiert une connaissance pointue des règles de procédure, des usages jurisprudentiels, ainsi qu’une capacité à construire une stratégie de défense rigoureuse et individualisée.
En effet, la défense d’un conducteur impliqué dans un accident aux conséquences involontaires ne s’apparente en rien à celle d’un mis en cause pour une infraction intentionnelle comme un vol avec violence ou une agression sexuelle. La spécificité des enjeux — notamment en termes de responsabilité pénale et de dommages — justifie pleinement le recours à un professionnel aguerri à ce type de dossier.
Ainsi, en cas de poursuites pénales pour homicide ou blessures involontaires, il est fortement recommandé de confier sa défense à un avocat rompu aux subtilités du droit pénal routier.
Réponse:
Les honoraires d’un avocat en droit routier varient en fonction de plusieurs critères. Le premier est la gravité de l’infraction (conduite sous l’empire d’alcool ou de l’emprise de stupéfiants, récidive, accident corporel, homicide involontaire…). S’ajoutent l’expérience du cabinet, la spécialisation de l’avocat, sa notoriété dans les médias, ainsi que ses résultats dans ce domaine.
À titre indicatif, les honoraires peuvent débuter autour de 2 000 euros pour des infractions simples, et atteindre 8 000 euros dans les dossiers plus complexes. En cas de contentieux graves (homicide ou blessures involontaires, cumul d’infractions), certains avocats particulièrement expérimentés peuvent pratiquer des honoraires compris entre 8000 et 15 000 euros.
Comment se défendre lorsque l’on est poursuivi pour homicide involontaire ?
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