PIÉTON RENVERSÉ OU PERCUTÉ : QUELS SONT VOS DROITS À indemnisation ?

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département accident de piéton du cabinet benezra avocats

Un piéton renversé par un véhicule terrestre à moteur est indemnisé de l’ensemble de ses préjudices, quelles que soient ses propres fautes, sauf dans l’hypothèse rare d’une faute inexcusable qui serait la cause exclusive de l’accident. C’est ce que prévoit l’article 3 de la loi Badinter du 5 juillet 1985. Le piéton n’a rien à prouver contre le conducteur : c’est l’assureur du véhicule impliqué qui doit organiser son indemnisation.

Les assurances le savent aussi. Mais elles vont TOUT faire pour vous convaincre du contraire. Elles vont vous dire que vous êtes responsable. Qu’elles ne doivent rien vous verser. Ou qu’elles réduisent votre indemnisation de 30%, 50%, voire 80% – c’est faux.

Cette protection est la plus forte que le droit français accorde à une victime de la route. Mais elle ne dispense pas de vigilance : l’ampleur de l’indemnisation, elle, se construit et se défend, poste de préjudice par poste de préjudice.

En tant que PIÉTON, vous êtes LA VICTIME LA PLUS PROTÉGÉE par la loi Badinter.

Cela signifie : → Vous serez indemnisé à 100% MÊME si vous avez commis des fautes
Vous N’AVEZ PAS besoin de prouver la faute du conducteur
Vos fautes ordinaires NE réduisent PAS votre indemnisation
Le conducteur est TOUJOURS responsable civilement de vos préjudices

Exception ULTRA-rarissime : Faute inexcusable cause exclusive (voir ci-dessous – quasi-impossible).

Les assurances le savent aussi. Mais elles vont TOUT faire pour vous convaincre du contraire.

Elles vont vous dire que vous êtes responsable. Qu’elles ne doivent rien vous verser. Ou qu’elles réduisent votre indemnisation de 30%, 50%, voire 80%.

FAUX.

Passage piéton. Trottoir. Parking. Sortie d’école. Arrêt de bus. Vous traversez. Et soudain : le choc violent. Voiture. Moto. Camion. Trottinette électrique. Vélo.

Vous êtes au sol. Blessé. Parfois très gravement. Traumatisme crânien. Fractures multiples. Polytraumatisme. Séquelles permanentes.

Et immédiatement, les questions affluent : Vais-je être indemnisé même si je traversais au rouge ? Et si je n’étais pas sur le passage piéton ? Et si je regardais mon téléphone ? Qui va payer mes soins et mon arrêt de travail ? L’automobiliste dit que c’est ma faute, est-ce vrai ?

Voici exactement ce que vous devez savoir pour récupérer tout ce qui vous revient.

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Un piéton renversé a-t-il toujours droit à une indemnisation ?

Oui, dans la quasi-totalité des cas. Dès qu’un véhicule terrestre à moteur (voiture, moto, camion, bus, trottinette électrique) est impliqué dans l’accident, le piéton non conducteur bénéficie d’un droit à indemnisation intégrale de ses préjudices corporels, sans que sa propre faute puisse lui être opposée pour la réduire.

La seule exception est la faute inexcusable du piéton, à condition qu’elle soit la cause exclusive de l’accident. Cette exception est appliquée de façon très restrictive par les tribunaux, comme nous le détaillons plus bas.

Pourquoi le piéton est-il la victime la mieux protégée par la loi Badinter ?

La loi du 5 juillet 1985 sur les accidents de la route dite Badinter distingue les conducteurs, dont les fautes de conduite peuvent réduire l’indemnisation, des piétons, cyclistes et passagers, qu’elle qualifie de victimes non conductrices. Ces dernières bénéficient d’un régime nettement plus protecteur : leur faute ordinaire, même une imprudence caractérisée, ne peut jamais leur être opposée.

Cette protection renforcée s’explique par un rapport de force physique déséquilibré : face à un véhicule motorisé, un piéton ne dispose d’aucune protection structurelle. Le législateur a voulu que cette vulnérabilité physique se traduise par une protection juridique accrue.

Selon les données définitives de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 503 piétons ont été tués sur les routes de France métropolitaine en 2025, soit environ 16 % de l’ensemble des personnes tuées sur la route. Les usagers vulnérables (piétons, cyclistes, utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisé, deux-roues motorisés) représentent 40 % des personnes tuées sur la route.

Article 3 de la loi Badinter « Les victimes, hormis les conducteurs de véhicules terrestres à moteur, sont indemnisées des dommages résultant des atteintes à leur personne qu’elles ont subis, sans que puisse leur être opposée leur propre faute à l’exception de leur faute inexcusable si elle a été la cause exclusive de l’accident. »

Vous êtes piéton → Vous êtes indemnisé INTÉGRALEMENT → Vos fautes ne comptent PAS (sauf exception rarissime).

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Le piéton, dépourvu de toute protection structurelle, est statistiquement la victime la plus gravement atteinte en cas d’accident : traumatismes crâniens, fractures multiples, atteintes orthopédiques durables, mais aussi séquelles moins visibles comme les troubles du stress post-traumatique, les troubles de la mémoire et de la concentration, ou l’anxiété liée à la circulation.

Ces séquelles invisibles sont régulièrement sous-évaluées lorsqu’elles ne sont pas activement recherchées et documentées avant l’expertise médicale. Un rapport d’expertise qui ne les consigne pas ne peut ensuite servir de base à leur indemnisation, ce qui justifie une préparation en amont avec un médecin-conseil indépendant des assureurs.

La logique de la loi Badinter : protéger les plus vulnérables – La loi a donc créé une protection juridique inversement proportionnelle à la protection physique : Plus vous êtes vulnérable physiquement et plus vous êtes protégé juridiquement

le cabinet benezra avocats, spécialisé en droit du dommage corporel a traité plus de 10000 cas

CAS TRAITÉS

Ce sont des dizaine de milliers de cas traités par le cabinet Benezra avocats, constituant alors une expérience sans équivalence, au service de la victime de la route et de sa famille.

Qu’est-ce que la faute inexcusable du piéton ?

La faute inexcusable est définie par la Cour de cassation comme la faute volontaire d’une exceptionnelle gravité, exposant sans raison valable son auteur à un danger dont il aurait dû avoir conscience (Cass. 2e civ., 20 juillet 1987). Une simple imprudence, même caractérisée, comme traverser en courant ou hors passage protégé, ne suffit pas à elle seule : les tribunaux exigent une exposition délibérée à un danger manifeste. Une faute de cette gravité a par exemple été retenue contre un piéton qui s’était soudainement élancé sur une chaussée d’autoroute depuis un refuge où il se trouvait en sécurité, sans aucune raison valable (Cass. 2e civ., 28 mars 2019, n° 18-15.168).

Nous détaillons dans une fiche dédiée le fonctionnement complet de la faute de la victime, applicable à toutes les catégories d’usagers de la route (piéton, passager, cycliste, conducteur, mineur, senior), avec l’ensemble de la jurisprudence et des évolutions législatives en cours.

« Le piéton bénéficie d’un régime de protection renforcée grâce à la Loi Badinter sur les accidents de la circulation«  Michel Benezra, avocat en droit du dommage corporel

Les mineurs et les personnes âgées bénéficient-ils d’une protection absolue ?

Presque. Les piétons de moins de seize ans, de plus de soixante-dix ans, ou titulaires d’un taux d’incapacité permanente ou d’invalidité d’au moins 80 %, sont indemnisés dans tous les cas, y compris en cas de faute inexcusable de leur part (art. 3, alinéa 2, de la loi du 5 juillet 1985).

Cette protection renforcée connaît toutefois une limite unique, prévue par la loi elle-même : elle ne joue pas lorsque la victime a volontairement recherché le dommage qu’elle a subi, c’est-à-dire dans les hypothèses, très rares en pratique, de recherche intentionnelle de l’accident.

Que se passe-t-il si le piéton n’est pas victime d’un véhicule terrestre à moteur ?

La loi Badinter ne s’applique que lorsqu’un véhicule terrestre à moteur est impliqué dans l’accident. Si le piéton est heurté par un cycliste (consulter l’un de nos articles traitant du sujet?)ou un utilisateur d’un engin de déplacement personnel non motorisé, c’est le régime de responsabilité civile de droit commun qui s’applique : la faute de l’auteur doit être démontrée, et un partage de responsabilité reste possible.

Si le conducteur responsable a pris la fuite ou n’était pas assuré, le piéton peut saisir le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO), sous conditions et délais spécifiques.

Quels sont les délais que l’assureur doit respecter ?

L’assureur du véhicule impliqué doit présenter une offre d’indemnisation dans un délai maximum de huit mois à compter de l’accident (art. 12 de la loi du 5 juillet 1985, codifié à l’article L. 211-9 du Code des assurances). Si l’assureur n’a pas été informé de la consolidation de la victime dans les trois mois suivant l’accident, cette offre a un caractère provisionnel, et l’offre définitive doit alors intervenir dans un délai de cinq mois suivant la date à laquelle l’assureur a été informé de la consolidation.

Étape Délai légal
Offre (provisionnelle si consolidation non connue) 8 mois à compter de l'accident
Offre définitive après consolidation connue 5 mois à compter de l'information de l'assureur sur la consolidation

En cas de non-respect de ces délais, l’indemnité produit de plein droit un intérêt au double du taux légal jusqu’au jour de l’offre ou du jugement définitif.

« Et si je traverse hors passage protégé ? » Simone T.

 

Traverser hors passage ≠ perte d’indemnisation

L’imprudence du piéton (ex. traversée hors passage/au rouge) ne suffit pas à elle seule à exclure l’indemnisation. l’exclusion n’est possible qu’en cas de faute inexcusable du piéton et si elle est cause exclusive (définition Civ. 2e, 20 juil. 1987). exemples concrets et nuances à l’appui. il n’y a pas non plus de faute inexcusable du piéton qui traverse en dehors des passages protégés sans regarder si la voie est libre (Cour d’appel d’Aix-en-Provence, 28 mars 2013, n o 07/06007).

Ce que les assurances ne vous disent jamais ?

Elles vont inverser les rôles avec un scénario classique :

Jour 1 – Vous êtes renversé. Traumatisme crânien. Bassin fracturé. Hospitalisation 3 semaines.

Jour 15 – L’assurance vous appelle à l’hôpital : « Bonjour, nous enquêtons sur l’accident. Vous étiez bien hors du passage piéton ? Vous regardiez votre téléphone ? Vous avez traversé sans regarder ? »

Elles vous font croire que vous êtes responsable

Jour 30 – Première lettre de l’assurance : « Suite à notre enquête, il apparaît que vous avez commis plusieurs fautes. Votre responsabilité est engagée à 60%. Nous vous proposons 8 000 € en transaction. »

Elles vous font croire que vous avez de la chance d’avoir quelque chose.

La réalité juridique :

→ Vous êtes la victime
→ Le conducteur est le responsable, toujours (civilement)
→ Vos « fautes » ne comptent pas
→ Vous méritez 180 000 €, pas 8 000 €

Mais si vous signez, vous perdez 172 000 € définitivement.

Les piétons renversés subissent des traumatismes spécifiques que les assurances IGNORENT systématiquement :

🔴 Traumatismes crâniens « modérés » aux conséquences majeures

Le piéton percuté tombe TOUJOURS → Choc tête contre sol.

Séquelles invisibles systématiquement oubliées :

  • Troubles de la mémoire à court terme
  • Difficultés de concentration (impossibilité de lire 30 minutes)
  • Fatigue cognitive pathologique
  • Ralentissement psychomoteur
  • Troubles de l’humeur (irritabilité, dépression)
  • Céphalées chroniques

SANS expertise neuropsychologique : DFP 5% = 15 000 €
AVEC expertise spécialisée : DFP 25% + incidence professionnelle = 240 000 €

Vous perdez 225 000 €.


🔴 Syndrome post-traumatique spécifique aux piétons

Séquelles psychologiques typiques :

  • Peur de traverser (même sur passage piéton)
  • Hypervigilance dans la rue (impossibilité de se détendre)
  • Évitement (ne plus sortir, ne plus marcher)
  • Cauchemars récurrents de l’accident
  • Anxiété généralisée dès qu’on entend un moteur

SANS expertise psychiatrique : 0 € (assurance refuse)
AVEC expertise spécialisée : 60 000 € à 120 000 €


🔴 Séquelles orthopédiques chroniques

Le bassin et les membres inférieurs sont TOUJOURS touchés :

  • Douleurs chroniques (hanches, genoux, chevilles)
  • Boiterie définitive
  • Impossibilité de marcher longtemps
  • Arthrose précoce
  • Nécessité de cannes/déambulateur à vie

Assurance propose : 30 000 €
Valeur réelle : 180 000 € (DFP, aide humaine, aménagements)

La consolidation = moment où votre état médical est stabilisé.

Pour un piéton gravement blessé : 18 mois à 3 ans après l’accident.

Mais l’assurance va vous proposer une transaction :

  • À J+60 : « Vous allez mieux, signez pour 5 000 € »
  • À J+180 : « Vos fractures sont consolidées, signez pour 15 000 € »
  • À J+365 : « Ça fait 1 an, signez pour 25 000 € »

Le piège :

Vos vraies séquelles ne sont pas encore apparues :

  • Troubles cognitifs (se révèlent après 1-2 ans)
  • Douleurs chroniques (s’installent progressivement)
  • Incapacité professionnelle (se constate au retour au travail)
  • Besoin d’aide humaine (quand vous rentrez chez vous)

Si vous signez trop tôt → Vous perdez 90% de votre indemnisation.

Que se passe-t-il en cas d’accident mortel ?

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En cas de décès du piéton, ses proches, qualifiés de victimes par ricochet, ont droit à l’indemnisation de leur préjudice moral et, le cas échéant, du préjudice économique résultant de la perte de revenus du foyer. Si l’auteur est inconnu ou non assuré, le FGAO peut être saisi pour indemniser l’ensemble de ces préjudices.

Nous avons détaillé, dans un article dédié aux accidents mortels que nous conseillons de consulter rapidement puisque vous pourrez obtenir un guide des démarches à réaliser en tant que victime par ricochet.

« Ce que vous devez faire tout de suite ! » Michel Benezra, avocat en droit du dommage corporel

 

  • Constater et conserver les éléments de preuve : procès-verbal/constat, CMI (certificat médical initial), certificats d’urgences, photos/vidéos du lieu, témoignages…

  • Identifier les ‘protagonistes’ : coordonnées du conducteur, de l’assureur, immatriculation ; témoins (formulaire Cerfa 11527*03 + copie d’identité).

  • Récolter les images : demande rapide des vidéos de caméras (commerces/voirie/syndic).

  • Attention, ne pas aller seul(e) à l’expertise médicale : constituer un dossier médical complet, préparer des doléances précises (journal de bord).

  • Nous transmettre : pièces médicales, arrêts de travail, justificatifs de revenus/dépenses, tout échange avec assureurs (Assurance auto/GAV).

Quels sont vos droits, simplement sans jargon

Le piéton bénéficie d’une protection renforcée dans tous les cas.

  • si un véhicule terrestre à moteur est impliqué (vtm) : application de la loi Badinter (indemnisation de vos préjudices corporels ; votre propre faute ne vous est pas opposable sauf faute inexcusable cause exclusive de l’accident).

  • faute inexcusable : la Cour de cassation la définit ultra-restrictivement : « faute volontaire d’une exceptionnelle gravité… » ; traverser au rouge ou hors passage ne suffit pas en soi (exemples jurisprudentiels de 1987). En savoir + sur les différentes fautes ?

  • si pas de vtm (cycliste / VAE / trottinette sans moteur) : régime responsabilité civile classique (partage des fautes possible ; action contre l’auteur et/ou son assureur RC, GAV, etc.).

  • chute trottoir/chaussée (trou, obstacle, entretien défectueux) : responsabilité de la collectivité ou du gestionnaire si défaut avéré ; si obstacle lié à un engin, la Badinter peut parfois rejouer (engin = vtm).

  • délais offre : l’assureur du vtm doit présenter une offre dans les 8 mois de l’accident (art. 12)

CAS RÉÉL : Franck, piéton percuté a obtenu plus de 540.000 euros, en plus des provisions déjà versées – dossier traité par le cabinet – En savoir + sur cette affaire ?

chèque de 542000 euros obtenus pour les préjudices d'un piéton percuté par un véhicule

La responsabilité du piéton dans un accident avec un véhicule terrestre à moteur est fondamentale non pas pour déterminer ses droits à indemnisation qui sont souvent complets (sauf faute inexcusable) mais pour déterminer ses obligations à indemniser le tiers « victime », même si véhiculé.

Si le piéton adopte un comportement fautif, sa responsabilité peut être engagée, n’affectant pas forcément son droit à réparation mais ses obligations à indemniser (via son assurance habitation par exemple).

Comportements répréhensibles :

  • Traverser hors des passages piétons, alors qu’ils sont à proximité, est une infraction au Code de la route et peut engager la responsabilité du piéton en cas d’accident.
  • Ne pas respecter les signaux lumineux, comme traverser lorsque le feu est rouge, constitue également une faute pouvant engager la responsabilité du piéton.
  • Traverser la chaussée de manière imprudente, sans s’assurer que la voie est libre, peut aussi être considéré comme une faute, particulièrement si cela surprend un conducteur.

Conséquences : Le piéton peut être tenu de compenser les dommages matériels et corporels subis par le conducteur ou d’autres victimes, généralement via son assurance responsabilité civile.

Notre méthode spécifique aux accidents de piétons

Dans les 48h suivant l’accident, nous sécurisons toutes les preuves :

Preuves matérielles :

✓ Photos du lieu : Passage piéton, feux, signalisation, visibilité
✓ Caméras de vidéosurveillance : Commerces, banques, mairie, transports
✓ Traces au sol : Freinage, point de choc, distance
✓ Dégâts du véhicule : Localisation impact (capot, pare-brise…)

Preuves humaines :

✓ Témoins : Attestations écrites (Cerfa 11527*03)
✓ Conducteur : Version des faits, éventuelles contradictions
✓ Secours : Pompiers, SAMU (position victime, gravité)

Preuves médicales :

✓ Certificat médical initial : Urgences (essentiel)
✓ Comptes-rendus hospitalisation : Scanner, IRM, chirurgie
✓ Photos des blessures : Dès J+1

Pourquoi c’est essentiel ?

Parce que même si vos « fautes » ne comptent pas juridiquement, l’assurance va tout faire pour les monter en épingle.

Plus nous avons de preuves que le conducteur aurait pu vous éviter, plus notre position de négociation est forte.

L’assurance va vous contacter rapidement :

Nos actions immédiates :

Mise en demeure : « Intervention du cabinet – tous les courriers doivent nous être envoyés en copie »

  • Demande de provisions : Avances pour frais urgents
  • Refus de l’expertise seul : Exigence d’assistance médicale
  • Courrier de cadrage : Rappel de la loi Badinter

Objectif : Vous protéger des décisions irréversibles.

Spécificité des accidents de piétons :  toujours plusieurs types de séquelles.

Notre protocole de vérification systématique :

1° Expertise physique (traumatologue)

✓ Fractures consolidées (bassin, membres)
✓ Séquelles orthopédiques
✓ Limitations fonctionnelles
✓ Douleurs chroniques
✓ Appareillage nécessaire

2° Expertise neuropsychologique (si traumatisme crânien)

✓ Tests de mémoire (15 à 20 tests)
✓ Tests d’attention et concentration
✓ Évaluation fatigabilité
✓ Impact vie quotidienne
✓ Impact professionnel

3° Expertise psychiatrique (si besoin)

✓ Syndrome post-traumatique
✓ Phobie de traverser
✓ Anxiété généralisée
✓ Dépression réactionnelle
✓ Impact vie familiale

4° Expertise ergothérapique (si séquelles lourdes)

✓ Aide humaine nécessaire (heures/jour)
✓ Aménagement du domicile
✓ Aides techniques
✓ Véhicule adapté

Sans cette approche complète :

Vous obtenez : 40 000 € (fractures consolidées)

Avec notre protocole complet :

Vous obtenez : +300 000 € (séquelles physiques + cognitives + psy + aide humaine)

écart : 260 000 €

Nous appliquons la nomenclature Dintilhac avec des MAJORATIONS spécifiques aux piétons :

1° Préjudices patrimoniaux

Pertes de gains professionnels (souvent très élevées)
Incidence professionnelle (impossibilité de reprendre certains métiers)
Assistance tierce personne (aide quotidienne à vie)
Aménagement du logement (plain-pied, barres d’appui…)
Frais de santé futurs (kiné à vie, consultations…)

2° Préjudices extra-patrimoniaux

  • Déficit Fonctionnel Permanent (DFP)
  • Souffrances endurées (chirurgies, rééducation)
  • Préjudice esthétique (cicatrices, boiterie)
  • Préjudice d’agrément (impossibilité de marcher, faire du sport)
  • Préjudice sexuel (impact couple)
  • Stress post-traumatique (phobie de traverser)

Pour chaque poste : Jurisprudence la plus favorable + Argumentation personnalisée

Notre position :

→ Indemnisation intégrale ou tribunal
→ Pas de compromis sur les séquelles invisibles
→ Pas de transaction avant consolidation complète

Si l’assurance refuse :

Assignation devant le tribunal
Expertise judiciaire contradictoire
Plaidoirie par Maître Benezra
Jugement condamnant l’assurance
Accompagnement pénal :

✓ Constitution de partie civile
✓ Condamnation du conducteur
✓ Dommages et intérêts symboliques

Notre partenaire : 60 millions de piétons 

piéton victimes

Les situations spécifiques aux piétons (et nos solutions)

Vous marchiez sur le trottoir. Un véhicule vous a percuté.

Responsabilité : 100% du conducteur (interdiction absolue de circuler sur trottoir).

Ce que dit l’assurance : « Le conducteur a eu un malaise, ce n’est pas sa faute. »

Notre réponse : Faux. Malaise ou pas, le conducteur est responsable civilement. Son assurance DOIT vous indemniser.

Indemnisation typique : 150 000 € à 800 000 € selon gravité.

Parking de supermarché, centre commercial, parking souterrain.

Spécificité : Zone de « circulation apaisée » = vigilance renforcée du conducteur.

Ce que dit l’assurance : « Vous ne regardiez pas, vous étiez entre deux voitures. »

Notre réponse : Faux. Dans un parking, le conducteur doit adapter sa vitesse aux piétons (priorité absolue).

Résultat : Indemnisation intégrale même si vous ne regardiez pas.

Votre situation : Vous avez plus de 70 ans.

Protection super-renforcée :

Aucune faute ne peut vous être opposée (même pas la faute inexcusable)
100% d’indemnisation garantie
Prise en compte de l’espérance de vie (préjudices futurs calculés sur durée de vie)

Spécificités indemnisation :

✓ Assistance tierce personne majorée (perte autonomie)
✓ Aménagement domicile (plain-pied, monte-escalier)
✓ Préjudice d’agrément (perte de la marche = perte d’autonomie)

Votre enfant (moins de 16 ans) a été renversé.

Protection Maximale :

Aucune faute ne peut être opposée à l’enfant
Indemnisation à 100% même s’il a traversé en courant
Préjudices sur toute la durée de vie (80 ans)

Spécificités indemnisation :

✓ Préjudice scolaire (retard scolaire, redoublement)
✓ Préjudice d’établissement (impossibilité de réaliser un projet de vie)
✓ Assistance tierce personne des parents (congés, soins)
Indemnisation des parents (préjudice d’affection, stress post-traumatique)

Percuté par trottinette électrique (EDPM).

Droit applicable : loi Badinter s’applique (trottinette électrique = véhicule terrestre à moteur) (protection identique à accident avec voiture

Beaucoup de conducteurs de trottinettes ne sont pas assurés.

Solutions :

  1. Si assuré : Indemnisation par son assurance RC
  2. Si non assuré : Saisine du Fonds de Garantie (FGAO)
  3. Vérification de vos garanties : GAV, RC habitation

Votre proche (conjoint, enfant, parent) a été tué.

Vos droits (victimes par ricochet) :

Préjudice moral : 25 000 € à 50 000 € par proche
Préjudice économique : Perte des revenus du défunt (300 000 € à 1 500 000 €)
Préjudice d’accompagnement : Impossibilité d’accompagner dans les derniers instants
Stress post-traumatique : Dépression, impossibilité de travailler (70 000 € à 180 000 €)
Frais d’obsèques : Remboursement intégral

Notre accompagnement :

✓ Constitution de partie civile de toute la famille
✓ Expertise psychiatrique (dépression, stress post-traumatique)
✓ Calcul du préjudice économique sur toute la carrière
✓ Plaidoirie au procès pénal

FAQ – Piéton victime

que se passe-t-il si le conducteur a pris la fuite ou n’est pas assuré ?2025-10-14T12:37:40+02:00
Réponse:
Oui, vous n’êtes pas sans recours. en france, on peut saisir le fonds de garantie (fga-o) lorsque l’auteur est inconnu, insolvable ou non assuré, sous conditions et délais stricts. la logique reste la même : preuves (témoignages, vidéos urbaines, constat de police), expertise contradictoire, chiffrage complet. si l’accident s’est produit à l’étranger ou implique un véhicule étranger, d’autres mécanismes existent (bureaux nationaux, mandataires). nous vérifions aussi vos garanties personnelles (GAV, prévoyance) pour cumuler les indemnités compatibles et réduire le reste à charge.
APPEL CABINET
ai-je encore des droits si j’ai déjà été indemnisé(e) 1ere fois ?2025-10-14T12:35:30+02:00
Réponse:
Oui, dans certains cas on peut rouvrir le dossier (aggravation de l’état, besoins nouveaux, préjudice professionnel qui se révèle, séquelles psychiques reconnues plus tard, etc.). juridiquement, l’aggravation permet une nouvelle indemnisation des éléments apparus ou révélés après la première transaction/jugement. on réévalue l’état médico-légal, on documente l’impact concret (arrêts, pertes de gains, aide humaine accrue, soins), puis on sollicite une nouvelle expertise et une indemnisation complémentaire. là encore, l’indépendance médico-légale et la qualité des preuves font la différence ; nous gérons la stratégie et les délais.
APPEL CABINET
que faire si l’assureur me fait une « première offre rapide » ?2025-10-14T12:32:44+02:00
Réponse:
Oui, ne signez rien sans avis spécialisé. ces offres « flash » interviennent souvent avant une consolidation solide et sans prise en compte exhaustive des préjudices (notamment aide humaine, avenir professionnel, troubles psy, frais futurs, aménagements). accepter trop tôt gèle vos droits et empêche d’obtenir ultérieurement ce qui n’a pas été évalué. nous réclamons d’abord les provisions, organisons l’expertise contradictoire, puis chiffrons poste par poste selon le référentiel dintilhac. ensuite, négociation ferme sur une base argumentée ; à défaut, action en justice. l’objectif : une indemnisation complète, pas partielle.
APPEL CABINET
puis-je refuser l’expert de l’assurance ?2025-10-14T12:31:12+02:00
Réponse:
Oui, vous ne choisissez pas l’expert adverse, mais vous avez le droit d’être assisté(e) par votre médecin-conseil de victimes, indépendant des assureurs — c’est même essentiel. l’expertise « à huis clos » ou non contradictoire est à proscrire : nous exigeons la convocation de toutes les parties, préparons vos doléances (retentissement dans la vie quotidienne, douleurs, travail, famille), apportons les pièces médicales utiles (imagerie, rééducations, psychiatrique si besoin) et contestons les points techniques (cohérence clinique, barèmes, taux DFP/AIPP, aide humaine, besoins futurs). si l’amiable est biaisée ou insuffisante, nous demandons une expertise judiciaire pour sécuriser le processus et la valeur du dossier.
APPEL CABINET
combien de temps cela prend-il ?2025-10-14T12:29:18+02:00
Réponse:
Oui, dès l’ouverture du dossier, nous visons une provision (avance) pour faire face aux dépenses urgentes. sous badinter, l’assureur du vtm doit présenter une offre d’indemnité dans les 8 mois de l’accident (art. 12), mais l’indemnisation intégrale intervient souvent après la consolidation médicale (quand l’état est stabilisé) et/ou une expertise judiciaire si l’amiable bloque. selon la gravité et la posture de l’assureur, comptez plusieurs mois à plus d’un an pour aller au bout — parfois moins si l’offre est sérieuse et le dossier bien préparé. notre rôle : cadencer le dossier (calendrier écrit), accélérerles jalons (expertise, offre), refuser les transactions sous-évaluées et plaider si l’offre reste insuffisante.
APPEL CABINET
et si c’est un vélo ou une trottinette non motorisée ?2025-10-14T12:26:16+02:00
Réponse:
Dans ce cas, la loi badinter ne s’applique pas (pas de véhicule terrestre à moteur). on retombe sur la responsabilité civilede l’auteur (cycliste/trottinettiste) et/ou de son assureur RC (ou garantie accidents de la vie, selon les contrats). le principe devient celui d’un partage éventuel des fautes : on reconstitue la scène (témoignages, vidéos, photos, constat, signalisation) pour établir la faute déterminante et maximiser votre indemnisation. la méthode reste la même côté victime : expertise médico-légale contradictoire, chiffrage complet (souffrances, DFP/AIPP, pertes de gains, aide humaine, incidence professionnelle…), négociation ferme, puis action en justice si nécessaire. nous vérifions aussi l’existence d’une assurance annexe (RC scolaire, clubs, copropriété, GAV).
APPEL CABINET
ai-je droit à une indemnisation si j’ai traversé au rouge ?2025-10-14T12:23:09+02:00
Réponse:
oui, en principe oui. pour un piéton, la loi badinter (art. 3) protège les « non-conducteurs » : votre faute n’est pas opposable, sauf faute inexcusable et cause exclusive de l’accident. or, la faute inexcusable est définie de façon très restrictive par la jurisprudence (faute volontaire d’une exceptionnelle gravité, exposant sans raison valable à un danger dont on a conscience). traverser au rouge, hors passage, ou regarder son téléphone ne suffit généralement pas à priver la victime de son droit à indemnisation. on analysera néanmoins les circonstances (visibilité, vitesse, comportement du conducteur) pour consolider votre droit et écarter toute contestation. en pratique, nous réclamons une provision rapide, organisons l’expertise contradictoire et chiffrons l’ensemble des postes de préjudice (barème dintilhac).
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Summary
avocat accident de piéton
Service Type
avocat accident de piéton
Provider Name
Benezra avocats - département accidents de piétons,
3 rue Denis Poisson,Paris,75017,
Telephone No.+33145240040
Area
France, Dom Tom, international
Description
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2026-07-31T15:17:18+02:00
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