QU’EST CE QUE LA LOI BADINTER DE 1985 SUR LES ACCIDENTS DE LA ROUTE ?
La loi Badinter de 1985 est la loi qui protège les victimes d’accidents de la route. Si un véhicule terrestre à moteur est impliqué, la loi Badinter protège la victime : non-conducteurs (art. 3), conducteurs (art. 4) et offre de l’assureur sous 8 mois (art. 12). voici l’essentiel et la méthode.
– Cass. Civ. 28 février 1990, Cass. Civ. 8 juillet 2004 : Cette loi s’applique aux victimes d’un accident de la circulation dans lequel est “impliqué” un Véhicule Terrestre à Moteur (dit VTM).
– Non-conducteurs (art. 3) : piétons, passagers, cyclistes non VTM… l’indemnisation des atteintes à la personne est de principe ; votre faute n’est opposable que si elle est inexcusable et cause exclusive (exception rare). Légifrance
– Conducteurs (art. 4) : votre indemnisation peut être limitée/exclue si votre faute a contribué causalement à votre propre dommage (exigence de causalité). Légifrance
– Délais (art. 12) : l’assureur doit présenter une offre dans les 8 mois ; elle doit détailler tous les postes et les tiers payeurs. À défaut : intérêts majorés.
1° Vos droits, en trois points
1° Application — la loi s’applique à tout accident de la circulation impliquant un VTM (voiture, moto, engins autoportés…) même sans heurt si le véhicule a joué un rôle perturbateur ; exclusions : voies propres (tram/rail), faits volontaires.
2° Protection des non-conducteurs (art. 3) — faute inexcusable = faute volontaire d’exceptionnelle gravité, sans raison valable, avec conscience du danger et cause exclusive de l’accident (définition jurisprudentielle). Légifrance
3° Conducteurs (art. 4) — seule une faute causale peut réduire/supprimer l’indemnisation ; charge de la preuve à l’adversaire.

2° Procédure et délais applicables sous la loi Badinter ?
Le Parcours de la Victime avec Benezra Avocats
1. L'Accident & Blessures
Choc initial et prise en charge médicale d'urgence. C'est le début du combat.
2. Hospitalisation & Soins
Période critique de soins. Collecte des premiers documents médicaux (comptes-rendus opératoires).
3. Saisine du Cabinet Benezra
Action immédiate : Nous prenons le contrôle du dossier, stoppons les pressions de l'assureur et sécurisons les preuves.
4. Analyse & 1ère Provision
Audit complet du dossier. Nous exigeons et obtenons une première avance financière (provision) rapidement pour vos frais.
5. Procès Pénal (Si nécessaire)
Si le responsable a commis une infraction grave, nous vous assistons au tribunal pour faire reconnaître votre statut de victime.
6. La Consolidation
Moment clé où votre état se stabilise. Nous veillons à ce qu'elle ne soit pas fixée trop tôt par l'assureur.
7. Expertise Médicale Finale
L'étape décisive. Vous n'y allez jamais seul : un médecin de recours indépendant et un avocat Benezra sont à vos côtés face à l'expert d'assurance.
8. Négociations ou Judiciaire
Nous chiffrons vos préjudices (Dintilhac). Si l'offre amiable est insuffisante, nous saisissons le tribunal sans hésiter.
9. Indemnisation Intégrale
Versement du capital ou de la rente. Le dossier est clos uniquement lorsque vous avez obtenu la réparation maximale.
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Obtention de provisions rapidement ; Accès au PV d’enquête ; Questionnaire corporel ; Choix libre du médecin-conseil de victimes et de l’avocat.
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Mise en place d’une expertise contradictoire (avec la présence d’un médecin-conseil de victimes et d’un avocat du cabinet) : Doléances de la victime, Pièces médicales, Contradictoire, Application des barèmes et analyse des besoins futurs.
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Offre définitive / provisionnelle art. 12 : sous 8 mois (ou 5 mois après consolidation) ; L’offre doit détailler chaque poste (souffrances, DFP/AIPP, pertes de gains, tierce personne, incidence pro, frais futurs…), les créances des tiers payeurs et la part revenant à la victime (décret 86-15). Légifrance
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Issue du dossier : Transaction sérieuse ou saisine du juge si l’offre est insuffisante mais jamais de concessions de la part de la victime.
Question : « Et en cas de faute inexcusable, il se passe quoi ? » Léa B, stagiaire au cabinet Benezra
La règle — l’exception de l’art. 3 ne joue que si la faute est inexcusable et cause exclusive : simple imprudence (traversée au rouge, hors passage, inattention) ≠ inexcusable. Légifrance
En pratique — l’assureur doit démontrer l’exclusivité ; à défaut, la protection Badinter demeure.
victimes protégées — <16 ans, >70 ans, invalidité ≥80 % : régime renforcé (art. 3, al. 3).
3° La loi Badinter en pratique cela donne quoi ?
Dès le premier contact avec la victime, l’assurance a l’obligation de l’informer de la possibilité pour elle de recourir aux services de l’avocat de son choix, et au médecin de son choix.
Le droit d’accès au procès verbal d’enquête est aussi total, sans frais pour la victime.
L’assurance soumise à la procédure d’indemnisation de la loi du 5 juillet 1985, a l’obligation de réaliser une offre d’indemnisation à la victime de la route dans le double délai encadré par l’article L211-9 du code des assurances.
L’article L211–9 du Code des assurances impose notamment aux assureurs de proposer une offre d’indemnisation (provisoire ou définitive) à la victime dans un délai maximal de 8 mois à compter de l’accident ou de 5 mois à compter de la consolidation.
L’offre d’indemnisation doit comprendre alors tous les préjudices indemnisables, les créances de chaque tiers payeur et les sommes qui reviennent au bénéficiaire et, elle doit être accompagnée de la copie des décomptes établis par les tiers payeurs.
L’article L211-13 prévoit, en cas de défaillance de l’assurance (ou même en cas d’offre tardive, d’offre insuffisante), le doublement du taux de l’intérêt légal courant sur la totalité de l’indemnité allouée à la victime de la route à compter de l’expiration du délai et jusqu’au jour de l’offre ou du jugement définitif.
La victime de la route peut alors soit accepter l’offre et un protocole transactionnel sera rédigé (transaction) et signé, difficilement contestable par la suite sauf exceptions.
Il existe un réel danger si la victime de la route s’est laissée guider tout au long du processus d’indemnisation. En effet, les inspecteurs corporels des grandes compagnies d’assurance (parfois d’anciens avocats) sont rompus aux négociations et surtout à la manière de présenter les offres d’indemniser. Dès lors que la victime de la route, seule face à l’inspecteur a apposé sa signature sur le protocole pensant que ses préjudices ont tous été indemnisés, il lui sera difficile de revenir dessus.
En effet, face à la victime, se présente un médecin certes encadré par des règles déontologiques et un serment, mais un médecin missionné et payé par une puissante compagnie d’assurance, pourvoyeur de nombreuses et fréquentes missions d’expertises, ayant parfois instauré des rapports de dépendance financière, le tout conduisant à des dérives heurtant l’indépendance et l’impartialité du médecin désigné dans ces conditions.
Dans les situations les plus préoccupantes, les victimes vivent particulièrement douloureusement ce moment de l’expertise outre le fait que la dimension de leur préjudice peut être négligée par l’expert
4° Le conducteur sous la loi Badinter ?
La Loi Badinter n’accorde pas la même place au conducteur victime.
En effet, la faute de conduite du conducteur pourra lui être reprochée et aura alors pour effet de limiter ou d’exclure l’indemnisation de ses dommages corporels ou dommages psychiques.
Le législateur en instituant une telle différence a pris en considération que les conducteurs de véhicule avaient le contrôle, l’usage et la direction de leur véhicules.
Aussi, la Loi Badinter tire toutes les responsabilités de la mauvaise conduite du conducteur fautif victime.
BON À SAVOIR SUR LE CONDUCTEUR : la faute causale
art. 4 – “La faute du conducteur peut limiter/exclure son indemnisation” si elle a contribué à son dommage ; pas d’automaticité.
méthode – reconstitution : trajectoires, vitesses, temps-distance, témoins, caméras ; objectif : désolidariser la faute alléguée du mécanisme de l’accident ou chiffrer une éventuelle réduction.
« Victimes, si vous pensiez qu’un avocat vous coutait cher, saviez-vous ce qu’il vous en couterait de ne pas être assistée ? » Michel Benezra, avocat en droit du dommage corporel
5° La Loi du 5 juillet 1985 dite loi Badinter résumée, en tableau ?
La Loi Badinter dite loi du 5 juillet 1985 n’est applicable qu’aux seuls accidents de la circulation.
Il y a donc une exclusion de fait des infractions volontaires . C’est le cas où le conducteur utilise son véhicule comme une arme par destination pour percuter volontairement un autre véhicule ou même un piéton.
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QUALITÉ DE LA VICTIME↓ CAS D'EXONÉRATION→ |
Force Majeure ou Fait d'un tiers |
Faute Simple de la victime |
Faute Inexcusable de la victime |
Faute Volontaire (Recherche du dommage) |
|---|---|---|---|---|
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NON CONDUCTEUR
Super-Protégé (< 16 ans OU > 70 ans OU +80% DFP) |
NON ADMIS (Indemnisation Totale) |
NON ADMIS (Indemnisation Totale) |
NON ADMIS (Indemnisation Totale) |
EXONÉRATION TOTALE (Même si faute non exclusive) |
|
NON CONDUCTEUR
Protégé Classique (Entre 16 et 70 ans) |
NON ADMIS (Indemnisation Totale) |
NON ADMIS (Indemnisation Totale) |
EXONÉRATION TOTALE (Si faute cause exclusive) |
EXONÉRATION TOTALE (Même si faute non exclusive) |
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CONDUCTEUR
Le moins protégé (Motard, Automobiliste...) |
NON ADMIS (Indemnisation Totale) |
EXONÉRATION Totale ou Partielle (Selon gravité) |
EXONÉRATION Totale ou Partielle (Selon gravité) |
EXONÉRATION Totale ou Partielle (Selon gravité) |
5° Les pièges de la Loi Badinter ?
Il faut savoir que la majorité des victimes d’un accident de la circulation font confiance à leur propre assurance qui les contacte.
Ces victimes de la route sont alors indemnisées sans avoir été assistées ni d’un médecin ni d’un avocat compétent en accidents de la route. Ces victimes de la route sont seules face à l’assureur qui a des intérêts économiques différents (payer le moins). Les assurances n’hésitent pas à désigner leur propre médecin-expert et à recommander, si la victime le demande, tel ou tel avocat, souvent non spécialisé en accidents de la route, mais travaillant pour le compte d’assurances.
Aussi, beaucoup de victimes acceptent des offres d’indemnisation bien en dessous de ce qu’elles auraient pu obtenir avec l’assistance d’un avocat en accidents de la route parce que non conseillées, leurs préjudices corporels ou psychologiques ont été sous-évalués.

« …Victimes, vous avez des droits et les assurances, des obligations ! » Michel Benezra, avocat en droit du dommage corporel
6° La jurisprudence sous la Loi Badinter ?
Il faut savoir que la majorité des victimes d’un accident de la circulation font confiance à leur propre assurance qui les contacte.
Ces victimes de la route sont alors indemnisées sans avoir été assistées ni d’un médecin ni d’un avocat compétent en accidents de la route. Ces victimes de la route sont seules face à l’assureur qui a des intérêts économiques différents (payer le moins). Les assurances n’hésitent pas à désigner leur propre médecin-expert et à recommander, si la victime le demande, tel ou tel avocat, souvent non spécialisé en accidents de la route, mais travaillant pour le compte d’assurances.
Aussi, beaucoup de victimes acceptent des offres d’indemnisation bien en dessous de ce qu’elles auraient pu obtenir avec l’assistance d’un avocat en accidents de la route parce que non conseillées, leurs préjudices corporels ou psychologiques ont été sous-évalués.

« La loi du 5 juillet 1985 est applicable dès lors qu’un véhicule terrestre à moteur est impliqué, c’est à dire dès lors qu’il est intervenu d’une manière ou d’une autre dans cet accident, et même en l’absence de heurt à condition dans ce cas que ce véhicule ait eu un rôle perturbateur » (…) » Michel Benezra, avocat en droit du dommage corporel
8° Application de Badinter, en vidéo
La victime de la route, afin de garantir une indemnisation conforme à la loi Badinter, dans le respect des procédure, n’a pas d’autres choix en réalité que de recourir aux services d’un avocat en accidents de la route.
Les services de l’avocat en accidents de la route, sont encadrés par la Loi (profession réglementée), bénéficient d’une garantie financière en cas d’erreur commise, et enfin, il existe une réelle prise en charge du début à la fin et même pour une éventuelle partie en contentieux.
Pourquoi choisir le cabinet BENEZRA pour votre accident corporel ?
Vous venez d’avoir un accident de voiture ou de camion ? Vous êtes perdu face aux démarches avec les assurances ? Vous avez reçu une offre qui vous semble insuffisante ?
Que vous soyez conducteur, piéton, passager, cycliste ou proche d’une victime, notre cabinet peut analyser les circonstances de votre accident, déterminer votre catégorie de victime au sens de la loi Badinter et contester toute faute injustement opposée par l’assureur. Nous intervenons sur l’ensemble du territoire national, y compris dans les départements et collectivités d’outre-mer.
Première consultation en toute discrétion et sans engagement :
- Analyse de votre statut (conducteur/passager, responsabilités)
- Identification des assurances à actionner
- Évaluation de vos droits selon la Loi Badinter
- Stratégie personnalisée pour maximiser votre indemnisation
- Honoraires accessibles :
Aucun honoraire à avancer dans la plupart des cas
Honoraires au résultat uniquement (entre 8 et 12% des sommes obtenues)
Convention écrite détaillée conforme à la loi
« Le temps est l’ennemi des victimes, surtout lorsqu’elles sont en situation de détresse financière. »
N’attendez pas. Chaque jour qui passe affaiblit votre dossier.
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DROIT ROUTIER ET DOMMAGES CORPORELS












