Qu’est-ce que la nomenclature Dintilhac ?
En bref : la Nomenclature Dintilhac est un référentiel des différents préjudices permettant alors de lister et évaluer les préjudices des victimes d’accidents de la route. C’est une sorte de barème d’indemnisation sans pour autant en être un. Votre avocat intervenant en dommages corporelsmaitrise parfaitement cet outil, tout comme d’ailleurs l’ensemble des professionnels intervenant en droit du dommage corporel. La victime de la route, novice en droit du dommage corporel risque de se perdre rapidement entre toutes les notions liées, et donc rattachées, à l’indemnisation des préjudices de la victime accidentée : préjudice apparent, préjudice invisible, préjudices économiques, préjudice non économique, préjudice temporaire, préjudices permanents, pgpf, assistance à tierce personne…
Quelles sont les origines de la nomenclature Dintilhac ?
En décembre 2002, le Garde des Sceaux de l’époque a souhaité établir une définition claire des différents postes de préjudices… C’est la Genèse de la Nomenclature Dintilhac !
Un groupe de travail, sous l’impulsion de Madame Nicole GUEDJ, secrétaire d’Etat aux droits des victimes, a alors été chargé d’élaborer une nomenclature des préjudices corporels. Ce groupe de travail était alors dirigé par Monsieur Jean-Pierre Dintilhac, président de la deuxième chambre civile de la Cour de cassation, et constitué pour répondre à la demande exprimée en ce sens par Mme Nicole Guedj, alors secrétaire d’État aux droits des victimes, en novembre 2004.
La Nomenclature Dintilhac a pour objectif de guider les praticiens de l’indemnisation des préjudices en répertoriant les postes d’indemnisation selon des définitions qui peuvent être communément partagées.
La réforme opérée par l’article 25 de la loi n°2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007 implique désormais que la liquidation du dommage corporel s’effectue en soustrayant de l’indemnité due au titre de chaque chef de préjudice, la part éventuelle revenant aux tiers-payeurs dès lors qu’ils ont versé une prestation correspondante.
La nomenclature des postes de préjudice proposée dans le présent rapport constitue à cet égard une référence majeure, utilisable par l’ensemble des acteurs de l’indemnisation du dommage corporel.
Qu’est-ce que la nomenclature Dintilhac (définition) ?
La nomenclature Dintilhac est un répertoire des différents préjudices d’une victime qui est divisé en trois grandes catégories de postes de préjudice :
Cette Nomenclature Dintilhac n’est pas limitative dans le sens où la Jurisprudence sur le fondement de la réparation intégrale des préjudices n’a pas manqué de compléter et identifier des préjudices corporels.
D’ailleurs, cette Nomenclature Dintilhac, dépourvue de toute valeur normative, jouit néanmoins d’une autorité suffisante puisqu’elle a tout de même été acceptée en tant que « référentiel » par l’ensemble des professionnels intervenant en droit du dommage corporel (avocats de victimes, inspecteurs régleurs, magistrats…). Ce référentiel des différents préjudices est alors appliqué tant en matière amiable qu’en matière contentieuse.
C’est dans le cadre d’une expertise (expertise amiable ou expertise judiciaire) qu’un expert judiciaire fixera les préjudices de la victime en s’inspirant fortement de la nomenclature Dintilhac. D’ailleurs, souvent la mission d’expertise reprend la nomenclature Dintilhac.


Le Cabinet BENEZRA ne traite pas « occasionnellement » des accidents de la route.
C’est notre cœur de métier depuis plus de 20 ans avec des millions d’euros obtenus pour nos clients victimes.
La liste des préjudices de la nomenclature Dintilhac est-elle limitative ?
Il faut préciser que cette liste de préjudices n’est bien sûr, pas exhaustive, mais que surtout chaque situation est unique, et qu’il est impossible, même en utilisant ce référentiel, sans rapport d’expertise de consolidation, de connaître l’étendue de vos préjudices et donc de votre indemnisation.
Préjudices selon
la nomenclature Dintilhac
Préjudices
patrimoniaux
Préjudices
extra-
patrimoniaux
Préjudices
des victimes
indirectes
1 – Les préjudices des victimes directes
2 – Les préjudices des victimes INdirectes

Ce sont des dizaine de milliers de cas traités par le cabinet Benezra avocats, constituant alors une expérience sans équivalence, au service de la victime de la route et de sa famille.
Comment la victime doit se servir de la nomenclature Dintilhac (mode d’emploi)?
La Nomenclature Dintilhac est un outil réservé aux professionnels de l’évaluation des dommages corporels : votre avocat en réparation des dommages corporels, et votre médecin-conseil.
Dans le cadre d’un accident de la circulation, en votre qualité de victime accidentée, vous préparerez avec votre avocat intervenant en dommages corporels et le médecin-conseil de victimes qu’il vous aura présenté, votre examen médical appelé « expertise médicale » (amiable ou judiciaire),
Votre avocat dommages corporels vous aura transmis en amont un questionnaire corporel lui permettant d’avoir une vision précise de vos préjudices.
En amont de cet examen médical, vous rencontrerez également, le médecin-conseil de victimes, celui-là même qui vous assistera quelques jours plus tard à l’expertise devant le médecin-conseil de compagnie ou le médecin expert désigné par le tribunal. En général, la mission d’expertise reprend essentiellement les postes de préjudices de la Nomenclature Dintilhac.
Attention, il ne s’agit que d’un simple outil et aucunement d’un barème d’indemnisation ou référentiel d’indemnisation, votre avocat intervenant en dommages corporels maitrisant parfaitement cet outil qui permettra in fine l’indemnisation de vos préjudices.
« Chez nous, nous vous obtenons une indemnisation intégrale, mais surtout maximale car nous faisons d’un outil qu’est la nomenclature Dintilhac, une arme » Michel Benezra, avocat en droit du dommage corporel
La nomenclature Dintilhac expliquée en tableau et infographie ?
Les postes de préjudice de la nomenclature Dintilhac - référence rapide
| Sigle | Intitulé du poste | Fourchette indicative |
|---|---|---|
| PRÉJUDICES PATRIMONIAUX TEMPORAIRES | ||
| DSA | Dépenses de santé actuelles | Remboursement des frais réels justifiés |
| PGPA | Pertes de gains professionnels actuelles | Perte de revenus réelle sur justificatifs |
| FD | Frais divers | Remboursement des frais réels justifiés |
| PRÉJUDICES EXTRA-PATRIMONIAUX TEMPORAIRES | ||
| DFT | Déficit fonctionnel temporaire | 25 à 35 € par jour selon le taux retenu |
| SE | Souffrances endurées | 1 500 € à 60 000 € selon cotation (1/7 à 7/7) |
| PET | Préjudice esthétique temporaire | 500 € à 15 000 € selon durée et visibilité |
| PRÉJUDICES PATRIMONIAUX PERMANENTS | ||
| DSF | Dépenses de santé futures | Frais futurs capitalisés sur barème |
| PGPF | Pertes de gains professionnels futurs | Variable - capitalisé selon âge et revenus |
| IP | Incidence professionnelle | 10 000 € à plusieurs centaines de milliers € |
| ATP | Assistance tierce personne permanente | Capitalisée viagère - peut dépasser 1 M€ chez un jeune |
| PRÉJUDICES EXTRA-PATRIMONIAUX PERMANENTS | ||
| DFP | Déficit fonctionnel permanent | Variable selon taux et âge - barème de capitalisation |
| PEP | Préjudice esthétique permanent | 1 000 € à 50 000 € selon cotation et visibilité |
| PA | Préjudice d'agrément | 2 000 € à 30 000 €+ selon activités perdues |
| PS | Préjudice sexuel | 3 000 € à 30 000 € selon gravité de l'atteinte |
| PE | Préjudice d'établissement | 10 000 € à 80 000 €+ selon âge et situation |
| AMI | Angoisse de mort imminente | 3 000 € à 30 000 €, doit être expressément demandé |
| PEV | Préjudice évolutif | Selon gravité de l'évolution prévisible |
| PRÉJUDICES DES VICTIMES INDIRECTES | ||
| PAff | Préjudice d'affection | 15 000 € à 40 000 € pour les proches directs |
| PEc | Préjudice économique des proches | Variable - perte de revenus du foyer capitalisée |
| PAcc | Préjudice d'accompagnement | 5 000 € à 20 000 € selon durée et intensité |
Les fourchettes indiquées sont des ordres de grandeur constatés en jurisprudence et en pratique indemnitaire. Elles varient selon les circonstances propres à chaque dossier et ne constituent pas une promesse de résultat.
Comprendre chaque poste de préjudice, ce qu’il couvre et ce que l’assureur tente d’en réduire ?
La nomenclature Dintilhac poste par poste - ce que chaque préjudice couvre et ce que l'assureur tente d'en réduire
| PRÉJUDICES PATRIMONIAUX TEMPORAIRES - avant consolidation | ||
|---|---|---|
| Poste | Ce qu'il couvre | Point de vigilance |
| Dépenses de santé actuelles (DSA) | Frais médicaux, chirurgicaux, pharmaceutiques, d'hospitalisation et de rééducation engagés depuis l'accident jusqu'à la consolidation | L'assureur ne rembourse que les frais justifiés par pièces. Tout frais sans facture est écarté - conserver toutes les preuves depuis le premier jour |
| Pertes de gains professionnels actuelles (PGPA) | Perte de revenus professionnels entre la date de l'accident et la consolidation, déduction faite des indemnités journalières perçues | L'assureur déduit systématiquement les IJ de la Sécurité sociale et les maintiens de salaire - la déduction doit être vérifiée poste par poste |
| Frais divers (FD) | Frais de transport vers les soins, aide ménagère temporaire, frais d'accompagnement des proches, frais de garde d'enfants liés à l'accident | Poste souvent sous-évalué car mal documenté. Chaque dépense doit être reliée directement à l'accident par pièce justificative |
| PRÉJUDICES EXTRA-PATRIMONIAUX TEMPORAIRES - avant consolidation | ||
|---|---|---|
| Poste | Ce qu'il couvre | Point de vigilance |
| Déficit fonctionnel temporaire (DFT) | Limitation temporaire des activités de la vie courante avant consolidation - cotée en taux (total, 75 %, 50 %, 25 %) selon le degré de restriction | L'assureur retient souvent des taux partiels sans justification médicale. La durée et le taux doivent être vérifiés sur chaque période d'hospitalisation et d'arrêt |
| Souffrances endurées (SE) | Ensemble des souffrances physiques et psychiques subies entre l'accident et la consolidation - cotées de 1/7 (très légères) à 7/7 (exceptionnelles) | La cotation est laissée à l'appréciation de l'expert. Une cotation insuffisante peut être contestée par dire si elle ne reflète pas la réalité médicale documentée |
| Préjudice esthétique temporaire (PET) | Altération de l'apparence physique pendant la période de soins : cicatrices non stabilisées, appareillage visible, perte de mobilité apparente | Poste distinct du préjudice esthétique permanent - les deux s'accumulent et ne se substituent pas l'un à l'autre |
| PRÉJUDICES PATRIMONIAUX PERMANENTS - après consolidation | ||
|---|---|---|
| Poste | Ce qu'il couvre | Point de vigilance |
| Dépenses de santé futures (DSF) | Frais médicaux, d'appareillage et de rééducation certains et prévisibles après la consolidation - capitalisés en rente ou en capital | L'assureur propose souvent le remboursement "au fil de l'eau" plutôt qu'une capitalisation - le versement en capital est généralement plus avantageux pour la victime |
| Pertes de gains professionnels futurs (PGPF) | Perte de revenus professionnels définitive liée à l'impossibilité de reprendre l'activité antérieure ou à une réduction de la capacité de travail | À distinguer de l'incidence professionnelle - les deux peuvent se cumuler. Le choix du barème de capitalisation a un impact considérable sur le montant final |
| Incidence professionnelle (IP) | Dévalorisation sur le marché du travail, pénibilité accrue, perte de promotion, nécessité d'une reconversion - indépendamment des pertes de revenus directes | Souvent confondu avec les PGPF - c'est un poste autonome. La reconversion forcée constitue elle-même un préjudice indemnisable, même si la victime retrouve un emploi |
| Assistance tierce personne (ATP) | Aide humaine nécessaire pour les actes de la vie quotidienne après consolidation - stimulation, surveillance, soins, déplacements | L'aide assurée par un proche est indemnisée au tarif d'un prestataire professionnel - la gratuité de l'aide ne réduit pas l'indemnisation. L'assureur minore systématiquement le nombre d'heures |
| Frais d'adaptation du logement et du véhicule | Travaux d'accessibilité, acquisition d'un logement adapté, aménagement du véhicule - évalués par ergothérapeute sur site | Sans devis d'ergothérapeute, l'assureur refuse ou minore. Le surcoût d'acquisition d'un logement adapté est indemnisable selon la jurisprudence de la Cour de cassation |
| PRÉJUDICES EXTRA-PATRIMONIAUX PERMANENTS - après consolidation | ||
|---|---|---|
| Poste | Ce qu'il couvre | Point de vigilance |
| Déficit fonctionnel permanent (DFP) | Limitation définitive des activités de la vie courante après consolidation - taux fixé par l'expert selon le barème médico-légal | Le taux est l'enjeu central de l'expertise. Un point de DFP peut représenter plusieurs milliers d'euros selon l'âge de la victime |
| Préjudice esthétique permanent (PEP) | Altération définitive de l'apparence physique : cicatrices, amputations, déformations, séquelles visibles stabilisées | S'apprécie indépendamment du port d'une prothèse ou d'un appareillage - le préjudice ne disparaît pas parce qu'il est dissimulé |
| Préjudice d'agrément (PA) | Impossibilité définitive de pratiquer les activités sportives, de loisirs ou culturelles exercées avant l'accident | Doit être prouvé par des éléments antérieurs (licences, témoignages, photos). L'assureur conteste l'intensité de la pratique antérieure |
| Préjudice sexuel (PS) | Atteinte à la vie intime : troubles de la libido, de la fonction sexuelle, ou de la capacité à procréer liés aux séquelles de l'accident | Rarement réclamé spontanément par la victime - doit être expressément demandé à l'expertise. Son absence de la liste de demandes l'exclut définitivement |
| Préjudice d'établissement (PE) | Perte de chance de fonder une famille, de mener une vie affective et familiale normale en raison de la gravité des séquelles | Poste distinct du DFP - souvent ignoré faute de demande. Particulièrement important chez les jeunes victimes |
| Angoisse de mort imminente (AMI) | Souffrance psychologique de la victime qui a eu conscience au moment de l'accident qu'elle risquait de mourir - distinct des souffrances endurées | N'est jamais accordé spontanément. Doit être expressément demandé à l'expertise et documenté (témoignages, état à l'arrivée des secours) |
| Préjudice évolutif (PEV) | Indemnise le risque certain d'aggravation future lié à une pathologie évolutive contractée à l'occasion de l'accident (contamination, séquelle neurologique évolutive) | Permet d'indemniser une aggravation future même non encore survenue - exige une documentation médicale rigoureuse sur le caractère certain de l'évolution |
| PRÉJUDICES DES VICTIMES INDIRECTES (proches) | ||
|---|---|---|
| Poste | Ce qu'il couvre | Point de vigilance |
| Préjudice d'affection | Souffrance morale des proches face au décès ou aux séquelles graves de la victime directe - indemnisable en cas de décès comme de survie | Les proches sont des victimes à part entière avec des droits propres - indépendants de l'indemnisation de la victime directe. Ces droits ne sont jamais proposés spontanément |
| Préjudice économique des proches | Perte des revenus apportés par la victime décédée au foyer - capitalisée selon les revenus, la composition du foyer et l'espérance de vie | Le choix du barème de capitalisation et la prise en compte des revenus futurs probables sont déterminants pour le montant final |
| Préjudice d'accompagnement | Perturbation des conditions d'existence des proches qui ont accompagné la victime en fin de vie - applicable uniquement en cas de décès | Poste distinct du préjudice d'affection. Nécessite de documenter la présence régulière du proche auprès de la victime pendant la période terminale |
Les fourchettes indiquées sont des ordres de grandeur constatés en jurisprudence et en pratique indemnitaire. Elles varient selon les circonstances propres à chaque dossier et ne constituent pas une promesse de résultat.
« La Nomenclature Dintilhac est un outil certes, formidable, mais ne doit en aucun cas être le seul outil utilisé car ce n’est pas un barème d’indemnisation » Michel Benezra, avocat en droit du dommage corporel
FAQ – nomenclature Dintilhac
Réponse:
Oui, mais avec des difficultés croissantes. Un dire adressé à l’expert après la réunion permet de signaler des postes oubliés avant le rapport définitif. Après le rapport, le recours judiciaire reste possible mais la charge de la preuve est plus lourde. C’est pour cette raison que la préparation de l’expertise est décisive, il est toujours plus efficace d’anticiper que de corriger.
Réponse:
L’expertise médicale est le moment où chaque poste de préjudice doit être évoqué et évalué. Si un poste n’est pas demandé lors de l’expertise, il y a un risque élevé qu’il ne soit pas retenu dans le rapport et donc exclu de l’offre d’indemnisation. Notre cabinet prépare systématiquement la liste des postes à revendiquer avant chaque expertise, poste par poste, en fonction du profil médical et professionnel de la victime.
Réponse:
Oui. Elle prévoit des postes de préjudice spécifiques pour les proches d’une victime décédée ou gravement blessée : préjudice d’affection, préjudice économique, préjudice d’accompagnement (en fin de vie). Ces droits propres des proches sont indemnisables indépendamment de l’indemnisation de la victime directe, et ils sont très rarement réclamés spontanément, faute d’information.
Réponse:
Le préjudice évolutif couvre les maladies évolutives qui n’ont pas encore produit toutes leurs conséquences au moment de l’expertise, par exemple une contamination par le VIH ou l’hépatite C à la suite d’une transfusion sanguine après un accident. Il permet d’indemniser un risque certain d’aggravation future, même si cette aggravation n’est pas encore survenue.
Réponse:
C’est un poste de préjudice extra-patrimonial temporaire qui indemnise la souffrance psychologique de la victime qui a eu conscience, au moment de l’accident, qu’elle risquait de mourir. Il est distinct des souffrances endurées classiques et doit être expressément demandé à l’expertise, sans quoi il n’est jamais accordé spontanément par l’assureur.
Réponse:
Les préjudices patrimoniaux sont ceux qui touchent le patrimoine économique de la victime : pertes de revenus, frais médicaux et d’appareillage, frais d’adaptation du logement, assistance par tierce personne. Ils sont chiffrables à partir de documents comptables et médicaux. Les préjudices extra-patrimoniaux sont ceux qui ne se mesurent pas en perte financière directe : souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice d’agrément, préjudice sexuel. Ils sont évalués souverainement par le juge, ce qui les rend d’autant plus importants à défendre à l’expertise.
Réponse:
Non. Elle n’a pas force de loi. Elle est issue d’un rapport remis au garde des Sceaux et recommandée par circulaire, mais aucun texte législatif ne la rend contraignante. En pratique, elle est appliquée de façon quasi-systématique par les juridictions françaises et constitue la référence incontournable de toute expertise et de toute négociation indemnitaire.
Intervention de Maître Michel Benezra, dans la vidéo, qui explique la nomenclature Dintilhac, son utilité, sa fonction et son efficacité contre les assureurs.
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Le cabinet, à la différence des autres cabinets d’avocats spécialisés en réparation du dommage corporel, et en indemnisation des préjudices de victimes, dispose de quelques particularités qui sont le fruit de son succès grandissant.
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