Motard accidenté en inter-files : l’assurance peut-elle vous reprocher une faute ?

En bref : Circuler entre les files n’est pas en soi une faute : depuis le 11 janvier 2025, l’inter-files est autorisé partout en France sur les voies rapides, à 50 km/h maximum et sous les conditions de l’article R. 412-11-3 du code de la route. Même en dehors de ce cadre, l’assureur doit prouver une faute du motard et son rôle causal dans l’accident pour réduire son indemnisation. Le passager, lui, est toujours indemnisé.

APPEL CABINET

La circulation inter-files est-elle autorisée aujourd’hui ?

Oui. Après deux expérimentations limitées à certains départements (à partir de 2016, puis de 2021), le décret n° 2025-33 du 9 janvier 2025 a autorisé durablement la circulation inter-files sur l’ensemble du territoire. Les règles figurent à l’article R. 412-11-3 du code de la route, en vigueur depuis le 11 janvier 2025.

Le motard peut circuler entre les deux files les plus à gauche lorsque la circulation s’est établie en files ininterrompues sur toutes les voies, sur les autoroutes et routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central, dotées d’au moins deux voies et limitées à 70 km/h ou plus. Le véhicule (motocyclette ou tricycle à moteur) ne doit pas dépasser un mètre de large. Le motard doit avertir de son intention, ne pas dépasser 50 km/h (30 km/h si une file est à l’arrêt), ne pas doubler un autre deux-roues en inter-files, et reprendre sa place dès que l’une des files roule plus vite que lui. L’inter-files est exclu lorsque la chaussée est en travaux, enneigée ou verglacée.

Quelle différence entre inter-files et remontée de files ?

L’inter-files est la pratique encadrée décrite ci-dessus. La remontée de files désigne, dans le langage courant, toute circulation entre les véhicules hors de ce cadre : en ville, sur une route sans terre-plein central, à une vitesse excessive, ou alors que la circulation n’est pas bloquée. Le non-respect des conditions de l’article R. 412-11-3 est une contravention de quatrième classe, sanctionnée par un retrait de trois points.

Les assureurs ont tendance à qualifier systématiquement de « remontée de files » toute circulation entre les véhicules. La qualification doit être vérifiée au regard des faits précis : type de voie, densité du trafic, vitesse, position de la moto au moment du choc. Il arrive souvent que le motard ait simplement effectué un dépassement régulier, ou qu’il ait été percuté par un automobiliste qui changeait de file sans regarder.

le cabinet benezra avocats, spécialisé en droit du dommage corporel pratique la matière depuis plus de 20 ans

D’ EXPERTISE

Le Cabinet BENEZRA ne traite pas « occasionnellement » des accidents de la route.

 

C’est notre cœur de métier depuis plus de 20 ans avec des millions d’euros obtenus pour nos clients victimes.

Une remontée de files suffit-elle à priver le motard d’indemnisation ?

Non. Le motard est un conducteur au sens de la loi du 5 juillet 1985 : sa faute peut limiter ou exclure son indemnisation (article 4). Mais l’assureur doit prouver deux choses : l’existence d’une faute, et son rôle causal dans la réalisation du dommage. L’assemblée plénière de la Cour de cassation l’a rappelé à propos d’un motard qui présentait 1,39 g d’alcool par litre de sang, percuté dans sa propre voie par une voiture qui empiétait sur l’axe médian : son alcoolémie étant sans lien avec la réalisation de son préjudice, son droit à indemnisation intégrale a été maintenu (Cass. ass. plén., 6 avril 2007, n° 05-15.950).

La faute s’apprécie en elle-même, sans considération du comportement de l’autre conducteur, et le juge fixe librement la réduction qu’elle justifie. Entre l’exclusion totale avancée par l’assureur et l’indemnisation intégrale, toute une gamme de solutions est possible, que l’analyse du procès-verbal et des témoignages permet de défendre.

Le passager de la moto peut-il se voir opposer la faute du pilote ?

Non. Le passager n’est pas conducteur : il fait partie des victimes protégées par l’article 3 de la loi de 1985 et ne peut se voir opposer que sa propre faute inexcusable, cause exclusive de l’accident, ou la recherche volontaire du dommage. La faute du pilote, quelle qu’elle soit, ne réduit pas son indemnisation. Voir notre page sur l’indemnisation du passager.

le cabinet benezra avocats, spécialisé en droit du dommage corporel a traité plus de 10000 cas

CAS TRAITÉS

Ce sont des dizaine de milliers de cas traités par le cabinet Benezra avocats, constituant alors une expérience sans équivalence, au service de la victime de la route et de sa famille.

Que faire si l’assurance refuse de vous indemniser ?

Ne signez rien et n’acceptez pas une réduction de principe. Il faut d’abord obtenir le procès-verbal complet et les déclarations des témoins, puis vérifier si les conditions de l’inter-files étaient réunies, si la faute est réellement prouvée et si elle a joué un rôle dans le dommage. Si le motard est considéré comme fautif, il faut aussi vérifier son propre contrat : la garantie individuelle du conducteur peut prendre en charge tout ou partie de ses préjudices, dans les limites et plafonds prévus.

Le cabinet a ainsi défendu un motard devenu paraplégique après avoir été heurté par un véhicule sur le périphérique, alors qu’il circulait entre les files. L’assureur lui opposait sa faute et proposait, après mise en demeure, une indemnisation à 50 %. Sur nos conseils, le client a refusé : l’absence de lien entre sa manière de circuler et l’accident a été reconnue, son droit à indemnisation intégral admis, et une première provision de plus de 65 000 euros versée.

Motard entre les files : quelles conséquences sur l'indemnisation ?

Règles applicables depuis le 11 janvier 2025 (article R. 412-11-3 du code de la route)

SituationFaute du motard ?Indemnisation
Inter-files dans les conditions légalesNonIntégrale si aucune autre faute
Circulation entre les files hors conditionsContravention de 4e classeRéduite seulement si la faute a joué un rôle dans le dommage
Faute prouvée mais sans rôle causalOui, sans incidenceIntégrale
Passager de la motoFaute du pilote inopposableIntégrale, sauf faute inexcusable cause exclusive

Source : Cabinet Benezra Avocats - avocats en droit du dommage corporel - benezra.fr

Accident de voiture

cliquez

logo du département accidents de voitures ou camions du cabinet Benezra avocats

Accident de piéton

cliquez

logo du département accidents de piétons ou piétons percutés du cabinet Benezra avocats

Accident de moto

cliquez

logo du département accidents de motos ou scooters du cabinet Benezra avocats

Accident de vélo

cliquez

logo du département accidents de vélos ou cyclistes du cabinet Benezra avocats

Accident de trottinette

cliquez

logo du département accidents de trottinettes, ou segway, ou EDP, du cabinet Benezra avocats

Accident collectif

cliquez

logo du département accidents collectifs de type accidents de van, de bus, de cars, et autres du cabinet Benezra avocats

Pourquoi choisir le cabinet BENEZRA pour votre accident corporel ?

° 20 ans d’expérience exclusivement en droit du dommage corporel

° + de 10 000 cas traités : tous types d’accidents (voiture, camion, bus, moto…)

° Connaissance parfaite des subtilités (conducteur/passager, faute inexcusable, Convention IRCA…)

° Expertise de la jurisprudence : nous connaissons les décisions favorables et défavorables

° Plusieurs millions d’euros obtenus pour nos clients chaque année – voir nos résultats obtenus ?

° + de 200 avis Google avec une note moyenne de 4,7/5 – voir les avis sur google ?

° Indemnisations multipliées par 5 à 20 par rapport aux offres initiales – voir un cas probant ?

° Taux de réussite élevé en négociation et devant les tribunaux

° Conclusions rédigées envoyée à l’adversaire avant tout contentieux, ayant une force probante supérieure

° Classé par le magazine « Le Point » 5x meilleur cabinet de France en droit du dommage corporel de France en 2026 – voir le classement du magazine « Le Point » de 2026

° Intègre le classement international des meilleurs avocats « Best lawyers » 2026 / 2027 dans la catégorie « insurance law » ou droit des assurances

  • Collaboration étroite avec des médecins-conseils de victimes spécialisés
  • Préparation méticuleuse de chaque expertise médicale
  • Détection des séquelles invisibles (troubles cognitifs, douleurs chroniques, stress post-traumatique)
  • Contestation des rapports incomplets (dire et contre-dire, expertise judiciaire si nécessaire)
  • Mise en relation avec des architectes, ergothérapeutes, kinésithérapeutes, orthopédistes, prothésistes…
  • Analyse juridique gratuite de votre situation
  • Gestion de toutes les démarches avec les assurances
  • Assistance lors des expertises médicales
  • Négociation offensive ou saisine du tribunal
  • Plaidoirie devant les tribunaux (civil et pénal)
  • Aucun honoraire à avancer dans la plupart des cas
  • Honoraires au résultat uniquement (environ 10% HT des sommes obtenues)
  • Convention écrite détaillée conforme à la loi Macron
  • Transparence totale sur notre mode de rémunération

[Consulter notre grille d’honoraires détaillée →]

« Le temps est l’ennemi des victimes, surtout lorsqu’elles sont en situation de détresse financière. »

N’attendez pas. Chaque jour qui passe affaiblit votre dossier.

Vous souhaitez faire vérifier le calcul de votre indemnisation ?

Notre cabinet peut analyser votre situation et examiner l’offre proposée par votre assureur. Nous intervenons exclusivement aux côtés des victimes d’accidents de la route, sur l’ensemble du territoire national, y compris les départements et régions d’outre-mer.

📞 Appelez-nous avant votre expertise : 01 45 24 00 40 Disponible 6j/7, Intervention France entière et même à l’international !

✉️ Écrivez-nous : info@benezra.fr Réponse sous 24h, Analyse de votre situation sans engagement

BENEZRA AVOCATS, Exclusivement droit routier & droit du dommage corporel depuis plus de 20 ans Meilleur cabinet Le Point ★★★★★ – 2019, 2023, 2024, 2025, 2026 + intégration au classement international « Best Lawyers » 2026/2027

APPEL CABINET

FAQ – Inter-files

Non. Il n’est autorisé que sur les autoroutes et routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central, d’au moins deux voies chacune, limitées à 70 km/h ou plus.

50 km/h au maximum, et 30 km/h si l’une des files est à l’arrêt.

Oui, si vous avez souscrit une garantie individuelle du conducteur. Elle indemnise selon les plafonds et exclusions du contrat, indépendamment de la loi Badinter.

Dans cette vidéo, Maître Benezra explique pourquoi les assureurs détestent le cabinet Benezra

Tout commence par un premier contact !

Contactez-nous, sans engagement, et en toute discrétion, n’hésitez-pas, après il sera trop tard. Intervention dans toute la France et DOM TOM

APPEL CABINET

→ info@benezra.fr (24h/7j)

DROIT ROUTIER ET DOMMAGES CORPORELS

Cliquez ou faire glisser, pour télécharger un document