Cycliste percuté puis agressé : le combat judiciaire relayé par M6 Infos
En bref : Un cycliste a été percuté par un automobiliste, qui l’a ensuite agressé physiquement avant de prendre la fuite à pied. Le conducteur a nié toute intention, et est même allé jusqu’à déposer plainte contre notre client pour coups et blessures. Notre cabinet a obtenu sa condamnation à de la prison ferme, en établissant le caractère volontaire de l’agression. M6 Infos a suivi cette affaire jusqu’au tribunal.
Que s’est-il passé ?
Une vidéo embarquée a capturé le moment du choc : un automobiliste percute un cycliste, puis prend la fuite à pied sans un regard pour sa victime. Ce n’est qu’ensuite que les faits les plus graves ont été révélés : l’automobiliste avait également agressé physiquement le cycliste après l’avoir percuté, avant de fuir. Face aux poursuites, le conducteur a nié toute intention de nuire, présentant les faits comme un simple accident, et est même allé déposer plainte contre le cycliste pour coups et blessures.
Aux côtés de l’association « Mon Vélo Est Une Vie », dont notre cabinet dirige la commission juridique, nous avons porté cette affaire devant le tribunal. M6 Infos a interviewé Maître Michel Benezra juste avant l’audience, puis suivi l’issue du procès : la condamnation du chauffard à une peine de prison ferme.
Pourquoi la qualification de violences volontaires change-t-elle tout ?
Un accident de la route relève, en principe, des blessures involontaires : le conducteur n’a pas cherché à provoquer le dommage, et c’est la loi Badinter qui organise l’indemnisation de la victime par l’assureur du véhicule. Mais lorsque le conducteur utilise volontairement son véhicule pour percuter quelqu’un, l’infraction change de nature : elle devient des violences volontaires, le véhicule étant alors qualifié d’arme par destination. Cette qualification est bien plus sévèrement réprimée par le Code pénal, mais elle change aussi radicalement le mode d’indemnisation de la victime : la loi Badinter ne s’applique plus, puisqu’elle exclut par nature les actes volontaires. C’est le régime de la responsabilité civile de droit commun, et non plus l’assureur du véhicule, qui doit alors indemniser la victime.
Cette distinction n’est pas un détail technique. Elle conditionne à la fois la gravité de la sanction encourue par le responsable et la voie que doit emprunter la victime pour être indemnisée.

D’ EXPERTISE
Le Cabinet BENEZRA ne traite pas « occasionnellement » des accidents de la route.
C’est notre cœur de métier depuis plus de 20 ans avec des millions d’euros obtenus pour nos clients victimes.
Comment prouver l’intention quand le responsable nie tout ?
C’est le nœud de ce type de dossier. Un automobiliste poursuivi pour violences volontaires affirme presque systématiquement qu’il n’a pas fait exprès, que le choc était accidentel. Sans preuve matérielle solide, cette version peut suffire à faire requalifier les faits en simples blessures involontaires, avec des conséquences bien moindres pour le responsable.
Dans cette affaire, la vidéo embarquée a été déterminante : elle montrait non seulement le choc, mais aussi la fuite immédiate du conducteur, sans le moindre geste vers sa victime. Ce comportement, associé à l’agression physique qui a suivi, a permis de démontrer que la version de l’accident fortuit ne tenait pas. L’interrogatoire du prévenu à l’audience a ensuite permis de mettre en évidence les contradictions de son récit.
Que se passe-t-il si le responsable prend la fuite ?
Le délit de fuite, caractérisé ici par l’absence de tout geste du conducteur envers sa victime avant de s’échapper, pose une question distincte : comment indemniser la victime lorsque le responsable reste, au moins temporairement, introuvable ou non assuré ? Dans cette situation, le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) peut être saisi pour indemniser la victime, sous des conditions et des délais précis. Nous détaillons son fonctionnement dans notre page dédiée aux droits du cycliste victime.

CAS TRAITÉS
Ce sont des dizaine de milliers de cas traités par le cabinet Benezra avocats, constituant alors une expérience sans équivalence, au service de la victime de la route et de sa famille.
Pourquoi avoir porté cette affaire dans les médias ?
Ce n’est pas la médiatisation qui a permis d’obtenir la condamnation : c’est le travail judiciaire, l’exploitation de la vidéo, l’interrogatoire au tribunal, la constitution de partie civile aux côtés de l’association « Mon Vélo Est Une Vie ». Mais la présence de M6 à l’audience, et la parole publique portée par Maître Benezra sur la distinction entre violences volontaires et blessures involontaires, ont contribué à faire connaître une réalité trop souvent ignorée : la vulnérabilité des cyclistes ne se limite pas aux seuls accidents, elle inclut aussi des comportements d’agression, parfois qualifiés à tort de simples accrochages.
Nous expliquons plus largement, dans une page dédiée, comment et pourquoi notre cabinet utilise la médiatisation comme un levier de négociation avec les assureurs. Cette affaire en est une illustration concrète, sur un plan pénal plus encore que civil : rendre publique la réalité des faits, lorsque le silence sert l’auteur des violences.
FAQ – cycliste percuté
Réponse:
Non. La loi Badinter fait peser sur l’assureur du véhicule impliqué une obligation d’indemniser le cycliste, indépendamment de la faute du conducteur.
Réponse:
Oui, tant que l’assistance électrique n’excède pas 25 km/h et cesse dès l’arrêt du pédalage. Un VAE débridé peut changer de statut juridique.
Réponse:
Le cycliste peut saisir le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO), qui indemnise les préjudices sous conditions et délais spécifiques.
Réponse:
Non. Cette infraction au code de la route ne suffit pas à elle seule à caractériser une faute inexcusable, qui suppose une exposition volontaire à un danger d’une exceptionnelle gravité.
Notre combat pour faire reconnaître des violences volontaires, relayé par M6 Infos (source page Facebook M6).
Pourquoi choisir le cabinet BENEZRA pour votre accident corporel ?
« Le temps est l’ennemi des victimes, surtout lorsqu’elles sont en situation de détresse financière. »
N’attendez pas. Chaque jour qui passe affaiblit votre dossier.
Si vous avez été percuté puis agressé par un automobiliste, ou si vous êtes victime d’un délit de fuite à vélo, cette affaire illustre une méthode que nous appliquons systématiquement :
rechercher activement les preuves de l’intention, y compris les vidéos embarquées ou de vidéosurveillance, plutôt que de laisser l’auteur des faits imposer sa version. Nous engageons les poursuites pénales adaptées à la réalité des faits, et nous sécurisons en parallèle la voie d’indemnisation civile qui en découle, qu’il s’agisse de la loi Badinter ou du régime de responsabilité civile de droit commun.
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