J’ai reçu un avis de rétention : comment réagir ?

C’est une interdiction de conduire pendant 120 heures (depuis la Loi LOM de 2019 au lieu de 72 heures), période pendant laquelle le Préfet devrait prendre un avis de suspension complémentaire qui peut aller jusqu’à 1 an de suspension provisoire (depuis la loi LOM de 2019 au lieu de 6 mois) | qui viendra en compensation avec votre condamnation définitive)…

APPEL CABINET
avis benezra, meilleur avocat, meilleur avocat paris, meilleur avocat France

La loi d’Orientation des mobilités (la Loi LOM du 24 décembre 2019) est entrée en vigueur le 24 décembre 2019 et le droit routier n’a pas été épargné notamment vis à vis de l’avis de rétention.

C’est l’Article L224-1 du code de la route (modifié par la Loi LOM du 24 décembre 2019) qui instaure une rétention de votre permis de conduire (et/ou de votre droit de conduire) dans désormais sept hypothèses (au lieu de quatre) :

1° Lorsque les épreuves de dépistage de l’imprégnation alcoolique et le comportement du conducteur permettent de présumer que celui-ci conduisait sous l’empire de l’état alcoolique défini à l’article L. 234-1 ou lorsque les mesures faites au moyen de l’appareil homologué mentionné à l’article L. 234-4 ont établi cet état ;

2° En cas de conduite en état d’ivresse manifeste ou lorsque le conducteur refuse de se soumettre aux épreuves et mesures prévues au 1° du présent I. Le procès-verbal fait état des raisons pour lesquelles il n’a pu être procédé aux épreuves de dépistage prévues au même 1°. En cas de conduite en état d’ivresse manifeste, les épreuves doivent être effectuées dans les plus brefs délais ;

3° Lorsqu’il est fait application des dispositions de l’article L. 235-2, si les épreuves de dépistage se révèlent positives ;

4° S’il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner que le conducteur a fait usage de stupéfiants ou lorsqu’il refuse de se soumettre aux épreuves de vérification prévues au même article L. 235-2 ;

5° Lorsque le véhicule est intercepté, lorsque le dépassement de 40 km/ h ou plus de la vitesse maximale autorisée est établi au moyen d’un appareil homologué ;

6° En cas d’accident de la circulation ayant entraîné la mort d’une personne ou ayant occasionné un dommage corporel, lorsqu’il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner que le conducteur a commis une infraction en matière d’usage du téléphone tenu en main, de respect des vitesses maximales autorisées ou des règles de croisement, de dépassement, d’intersection et de priorités de passage ;

7° Lorsque le véhicule est intercepté, lorsqu’une infraction en matière d’usage du téléphone tenu en main est établie simultanément avec une des infractions en matière de respect des règles de conduite des véhicules, de vitesse, de croisement, de dépassement, d’intersection et de priorités de passage dont la liste est fixée par décret en Conseil d’Etat.

1° La législation alourdit les durée de rétention et de suspension

Le nouvel article L224-2 du Code de la route, en son alinéa premier, vient allonger cette période décisionnaire pour le préfet pour les infractions relatives à la conduite sous l’empire d’un état alcoolique, sous l’emprise de stupéfiants aux refus de se soumettre aux vérifications. Les automobilistes pourront donc se faire notifier un avis de suspension administrative dans un délai de 120 heures, soit 05 jours au lieu de 03. Pour les autres infractions listées, le délai de 72 heures demeure.

Désormais, l’alinéa II prévoit quatre nouveaux cas susceptibles de faire l’objet d’une suspension administrative maximale d’un an :

° Les accidents de la circulation ayant occasionné des dommage corporels,

° La conduite sous l’emprise de stupéfiants ;

° La conduite sous l’empire d’un état alcoolique ;

° Le refus de se soumettre aux épreuves de vérifications prévues aux articles L 234-4, L234-7 et L235-2 du Code de la route.

avis benezra, meilleur avocat, meilleur avocat paris, meilleur avocat France

Il convient de rappeler que ces mesures n’ont pas vocation à être des condamnations judiciaires : elles ne sont qu’administratives, et précèdent à la convocation en justice.

2° Les nouveaux pouvoirs de l’agent !

D’une part, la rétention du permis de conduire n’est plus limitée aux seuls cas d’homicide involontaires mais est désormais possible en cas de commission d’un accident de la circulation ayant occasionné un dommage corporel si les forces de l’ordre soupçonnent la commission d’une infraction de respect des vitesses maximales autorisées, de téléphone tenu en main, de règles de croisement, de dépassement, d’intersection et de priorité de passage.

Ce « soupçon » en pratique, apparait difficile à contrecarrer tant il est subjectif. Par ailleurs, la rétention du permis de conduire est élargie en cas de combinaison de l’infraction relative à l’usage du téléphone tenu en main avec une infraction relative au « respect des règles de conduite des véhicules, de vitesse, de croisement de passement, d’intersection, et de priorités de passage ».

Il appartiendra donc à l’avocat pénaliste de démontrer qu’il n’y a pas cumul des deux infractions afin de vous éviter, la rétention de votre permis de conduire et les conséquences qui peuvent en découler directement : à savoir la suspension administrative de votre titre, dans l’attente d’une décision judiciaire.

3° A l’issue des 72 / 120 heures, puis-je reconduire ?

Passé le délai de 72 ou 120 heures suivant la notification de la rétention du permis par les forces de l’ordre, le préfet dispose de ce même laps de temps pour décider, le cas échéant, d’une mesure de suspension administrative.

En théorie, aucune disposition du Code de la route n’impose au préfet de prononcer une telle suspension. Toutefois, en pratique, il est rare qu’aucune mesure ne soit prise, la plupart des situations donnant lieu à un arrêté de suspension.

Deux hypothèses se présentent alors :

  • Si le préfet signe un arrêté de suspension dans ce délai, le permis de conduire reste retenu pendant toute la durée fixée par cette décision administrative.
  • Si le préfet s’abstient de toute décision dans le délai imparti, le conducteur est en droit de récupérer son permis de conduire et même de reprendre le volant avant d’avoir récupéré son permis physique (nous parlons du droit de conduire).

4° Comment savoir si le Préfet a signé un arrêté préfectoral me concernant ?

Pour savoir si un arrêté de suspension de permis a été pris à votre encontre, il convient de vérifier la notification émanant de la préfecture. En effet, lorsque le préfet prononce une telle mesure, sa décision est adressée au conducteur par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR).

En pratique, ce courrier recommandé parvient généralement dans un délai d’environ quinze jours suivant la commission de l’infraction. Rien ne vous empêche alors de récupérer le pli au dernier moment, pour vous permettre de conduire au-delà du délai de rétention jusqu’à la notification effective du pli.

Parfois l’arrêté est remis directement par les services de police ou de gendarmerie.

En l’absence de réception d’un arrêté de suspension dans les délais, vous demeurez autorisé à conduire et pouvez reprendre le volant en toute légalité.

 » Est-ce que je peux conduire entre la réception de l’avis de rétention et la notification de l’avis de suspension ? » Astrid R.

Oui, vous pouvez conduire au-delà de la période de rétention de votre permis de conduire si vous n’avez pas reçu d’avis de suspension de votre permis de conduire de la part du Préfet, et ce même en l’absence de votre permis de conduire puisque vous retrouvez votre droit de conduire automatiquement – le permis de conduire étant simplement la preuve de votre droit de conduire.? Michel Benezra, avocat

5° Qu’est-ce que je risque si je conduis pendant la rétention ?

Il s’agit d’une nouvelle infraction routière prévue par l’article L224-16 du code de la route – En bref, c’est une « conduite malgré rétention / suspension » et vous risquez jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 4500 euros d’amende.

6° Comment contester un avis de rétention ?

Il s’agit à notre sens d’une fausse bonne idée puisque comme tous les recours, cela va prendre du temps, et de l’argent si vous avez recours aux services d’un avocat. Par ailleurs, il ne vous aura pas échappé que l’avis de rétention n’étant valable que 72 heures ou 120 heures en fonction du type d’infraction, qu’à peine vous aurez commencé les démarches, que l’avis de rétention ne sera plus valable.

avis benezra, meilleur avocat, meilleur avocat paris, meilleur avocat France

Homicide involontaire

cliquez

homicide involontaire, homicide routier

Blessures involontaires

cliquez

blessures involontaires, avocat spécialiste blessures involontaires, avocat spécialisé blessures involontaires, défense blessures involontaires, tribunal blessures involontaires

Violences volontaires

cliquez

violences volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner, avocat violences volontaires, défense violences volontaire ayant entrainé la mort

Stupéfiants au volant

cliquez

stupéfiants au volant, avocat, conduite sous l'emprise de stupéfiants, avocat conduite sous l'emprise de stupéfiants, défense stup au volant, avocat spécialiste stupéfiants, avocat spécialisé stupéfiants

Alcool au volant

cliquez

alcool au volant, conduite en état d'ivresse manifeste, conduite sous l'empire d'alcool, conduite sous l'emprise d'alcool, avocat alcool, tribunal avocat alcool, défense alcool au volant, avocat spécialisé alcool au volant, avocat spécialiste défense alcool, conduite ivresse manifeste avocat, alcool en récidive légale

Mise en danger de MORT

cliquez

Mise en danger de mort

Délit de fuite

cliquez

délit de fuite, avocat, avocat spécialiste délit de fuite, avocat spécialisé délit de fuite, benezra avocats, tribunal délit de fuite

Refus d'obtempérer

cliquez

refus obtempérer, avocat, benezra avocats, avocat spécialiste refus obtempérer, avocat spécialisé refus obtempérer, tribunal refus obtempérer, avocat refus obtempérer

Conduite sans permis

cliquez

conduite sans permis, conduite malgré annulation, avocat, benezra avocats, défense conduite malgré annulation, avocat spécialisé conduite malgré annulation

Conduite malgré

cliquez

attaquer permis annulé, contester permis annulé, avocat permis médias, avocat permis de conduire tv, avocat annulation de permis de conduire, conduite malgré annulation, avocat, benezra avocats, défense conduite malgré annulation, avocat spécialisé conduite malgré annulation

Excès de vitesse

cliquez

exces de vitesse, contester pv vitesse

Grand excès de vitesse

cliquez

gev, grand excès de vitesse, avocat, benezra avocats, avocat spécialiste grand excès de vitesse, relaxe grand excès de vitesse, avocat relaxe grand excès de vitesse

D’AUTRES FICHES PRATIQUES…

  • comparution immédiate, définition comparution immédiate, recherche avocat comparution immédiate, comparution immédiate paris, comparution immédiate bobigny, comparution immédiate sentis, comparution immédiate nanterre, comparution immédiate créteil, comparution immédiate pontoise, comparution immédiate versailles, meilleur avocat comparution immédiate

COMPARUTION IMMÉDIATE EN DROIT PÉNAL ROUTIER ? Avocat comparution [...]

  • fiche droit pénal routier, fiche droit pénal, fiche pratique droit automobile, fiche pratique droit pénal routier, avocat droit pénal routier

ORDONNANCE PÉNALE EN DROIT PÉNAL ROUTIER ? Avocat ordonnance [...]

  • garde à vue, défense garde à vue, avocat garde à vue, accident garde à vue, infraction routière garde à vue, avocat défense garde à vue

GARDE À VUE en droit pénal routier ? Avocat [...]

  • ouverture d'une information judiciaire, juge d'instruction, ouverture juge instruction, comparution première, juge, avocat juge d'instruction, avocat homicide involontaire, avocat blessures involontaires

→ OUVERTURE D'UNE INFORMATION JUDICIAIRE : INSTRUCTION avocat [...]

Tout commence par un premier contact !

Contactez-nous, sans engagement, et en toute discrétion, n’hésitez-pas, après il sera trop tard. Intervention dans toute la France et DOM TOM

APPEL CABINET

→ info@benezra.fr (24h/7j)

DROIT ROUTIER ET DOMMAGES CORPORELS