Comment indemniser le DFP ou Déficit Fonctionnel Permanent  ? 

C’est le poste de préjudice qui représente 40% à 70% de votre indemnisation : un seul point de DFP mal évalué peut vous coûter 15 000 € à 30 000 €. Sans médecin-conseil, vous perdez 30% à 60% de votre indemnisation légitime. Le DFP est le poste le plus important de votre indemnisation. C’est aussi celui que les assurances sous-évaluent systématiquement.

APPEL CABINET

1° Qu’est-ce que le DFP (Déficit Fonctionnel Permanent) ou ancien AIPP ?

Le Déficit Fonctionnel Permanent (DFP) est un taux en pourcentage (de 0% à 100%) qui mesure l’atteinte définitive à votre intégrité physique et psychique après consolidation de vos blessures.

La Cour de cassation, dans un arrêt du 28 mai 2009 a posé une définition juridique du DFP :
Le DFP correspond, pour la période postérieure à la consolidation, à :

Les atteintes aux fonctions physiologiques
– La perte de la qualité de vie
– Les troubles définitifs apportés aux conditions d’existence

Le DFP mesure ce que vous avez perdu définitivement suite à l’accident :
– Vos capacités physiques (force, mobilité, endurance…)
– Vos capacités psychiques (mémoire, concentration, équilibre émotionnel…)
– Votre qualité de vie (douleurs chroniques, impossibilité de pratiquer vos loisirs…)
– Votre vie quotidienne (difficultés pour vous habiller, conduire, travailler…)

C’est LE chiffre qui va déterminer 40% à 70% de votre indemnisation totale.

Imaginez cette situation : Vous avez eu un grave accident de la route. Après des mois de soins, votre médecin vous annonce que vous êtes « consolidé » : votre état de santé est stabilisé.

Vient alors le moment cle plus important : L’expertise médicale ou expertise médico-légale

Le médecin de l’assurance vous examine pendant 30 minutes et conclut : votre DFP est de 8%. » Vous ne comprenez pas vraiment ce que cela signifie, mais l’assurance vous propose rapidement 30.000 € en transaction définitive. Vous signez, soulagé d’avoir « quelque chose ».

6 mois plus tard, vous réalisez votre erreur : Un ami victime du même type d’accident vous dit qu’il a obtenu 180.000 € avec l’aide d’un avocat et d’un médecin-conseil. La différence ? Son médecin-conseil a fait réévaluer son DFP : non pas 8%, mais 25%.

Vous venez de perdre 150 000 € parce que vous ne saviez pas ce qu’était le DFP

2° Pourquoi le DFP est-il systématiquement sous-évalué ?

Les médecins des assurances utilisent différentes tactiques qu’il faut absolument connaître avant de se présenter à une expertise médico-légale.

Le médecin de l’assurance vous examine pendant 30 minutes maximum :
– Quelques questions rapides
– Examen clinique sommaire
– Aucun test fonctionnel approfondi
Résultat : Il ne détecte que les séquelles les plus évidentes et ignore :
– Les douleurs chroniques (impossibles à objectiver en 30 minutes)
– Les séquelles invisibles (troubles cognitifs, fatigue chronique…)
– L’impact sur votre vie quotidienne réelle
– Les limitations fonctionnelles subtiles mais handicapantes

Le médecin d’assurance applique mécaniquement un barème :

– « Fracture du poignet consolidée = 5% de DFP »
– « Entorse cervicale = 3% de DFP »
– « Cicatrice de 10 cm = 2% de DFP »

Le piège : Ce barème ne prend PAS en compte :
– Votre âge (les mêmes séquelles sont bien plus handicapantes à 30 ans qu’à 70 ans)
– Votre profession (une main raide est dramatique pour un chirurgien, moins pour un enseignant)
– Vos loisirs (impossibilité de faire du sport = préjudice majeur si vous étiez sportif)
– Vos douleurs chroniques (pourtant incluses dans le DFP selon la jurisprudence)
– L’impact psychologique (dépression, anxiété liées aux séquelles)

Le médecin d’assurance écrit dans son rapport :
– « La victime se plaint de douleurs chroniques, mais l’examen clinique est normal »
– « Les troubles cognitifs allégués ne sont pas objectivables »
– « La fatigue chronique n’est pas une séquelle indemnisable »

FAUX selon la jurisprudence : Le DFP doit prendre en compte les douleurs chroniques, la fatigue, les troubles du sommeil, l’impact psychologique… même s’ils ne sont pas « objectivables » par un simple examen clinique.

Selon le rapport Dintilhac (référence en droit du dommage corporel), le DFP regroupe 3 composantes :

1. L’atteinte aux fonctions physiques et psychiques
2. Les souffrances endurées à titre permanent (douleurs chroniques)
3. La perte de qualité de vie et les troubles dans les conditions d’existence

Mais les médecins d’assurance ne retiennent souvent QUE la composante n°1 (atteinte physique mesurable), ignorant volontairement les composantes 2 et 3.

Résultat : Votre DFP est sous-évalué de 30% à 60%.

Le DFP est indemnisé selon la méthode « du point » :

Formule : Indemnisation DFP = Taux de DFP (%) × Valeur du point (€)

La valeur du point varie selon votre âge :

| Âge | Valeur du point (référentiel Mornet 2024) |
|———|———————————————–|
| 20 ans | 3 200 € à 3 800 € |
| 30 ans | 2 800 € à 3 400 € |
| 40 ans | 2 400 € à 3 000 € |
| 50 ans | 2 000 € à 2 600 € |
| 60 ans | 1 600 € à 2 200 € |
| 70 ans | 1 200 € à 1 800 € |

Exemple concret : Victime de 35 ans avec séquelles d’un accident grave

Évaluation du médecin d’assurance :
– DFP : 12%
– Valeur du point : 2 800 €
– Indemnisation DFP : 12% × 2 800 € = 33 600 €

Réévaluation avec médecin-conseil de victime :
– DFP : 28% (prise en compte des douleurs chroniques, troubles cognitifs, impact psychologique, perte de qualité de vie)
– Valeur du point : 3 200 € (négociation sur la valeur)
– Indemnisation DFP : 28% × 3 200 € = 89 600 €

Différence : 56 000 € (soit +168% d’indemnisation)

Et ce n’est que pour le poste DFP ! Tous les autres postes de préjudices s’ajoutent.

« Le DFP, s’il est important, doit pouvoir être évalué le plus précisément possible » Michel Benezra, avocat en droit du dommage corporel

La solution : comprendre et faire évaluer correctement votre DFP

Il faut savoir que le DFP à trois composantes selon le rapport Dintilhac. Pour que votre DFP soit correctement évalué, le médecin-expert doit prendre en compte les 3 composantes :

Ce que cela inclut :

→ Atteintes physiques mesurables :
– Perte de mobilité (raideur articulaire, amplitude limitée…)
– Perte de force musculaire
– Troubles de l’équilibre, de la marche
– Déficits sensoriels (perte de sensibilité, troubles de la vision/audition…)
– Séquelles organiques (troubles digestifs, urinaires, respiratoires…)

→ Atteintes psychiques :
– Troubles cognitifs (mémoire, attention, concentration)
– Troubles de l’humeur (dépression, anxiété)
– Troubles du comportement (irritabilité, agressivité)
– Stress post-traumatique

Cette composante est généralement bien évaluée par les médecins d’assurance (car « objective »).

Ce que cela inclut :

✓ Douleurs chroniques permanentes (même si elles n’apparaissent pas à l’examen clinique)
✓ Fatigue chronique invalidante
✓ Troubles du sommeil (insomnies, sommeil non réparateur)
✓ Nécessité de traitements antalgiques à vie

Cette composante est SOUVENT ignorée par les médecins d’assurance, qui écrivent :

❌ « La victime se plaint de douleurs, mais l’examen clinique est normal → DFP non majoré »

ERREUR selon la jurisprudence :

✅ Les douleurs chroniques DOIVENT être prises en compte dans le DFP, même si elles ne sont pas objectivables à l’examen (Cass. 2e civ., plusieurs arrêts).

Comment les faire reconnaître :

– Certificats médicaux réguliers du médecin traitant décrivant les douleurs
– Prescriptions d’antalgiques (morphine, antidépresseurs, antiépileptiques pour douleurs neuropathiques…)
– Consultations spécialisées (centre de la douleur)
– Témoignages de proches (impact des douleurs sur la vie quotidienne)

Majoration du DFP : +3% à +15% selon l’intensité des douleurs

Ce que cela inclut :

✓ Impossibilité de pratiquer vos loisirs (sport, jardinage, bricolage, voyages…)
✓ Nécessité d’adaptations (aménagement du domicile, du véhicule…)
✓ Perte d’autonomie (besoin d’aide pour certaines tâches quotidiennes)
✓ Impact sur votre vie familiale (impossibilité de jouer avec vos enfants, tensions conjugales…)
✓ Impact sur votre vie sociale (isolement, perte d’amis…)
✓ Impact psychologique global (perte d’estime de soi, sentiment d’inutilité…)

Cette composante est SYSTÉMATIQUEMENT ignorée par les médecins d’assurance, qui considèrent que :

❌ « L’impact sur les loisirs est indemnisé dans le ‘préjudice d’agrément’ → pas de majoration du DFP »

ERREUR selon le rapport Dintilhac et la jurisprudence :

✅ La perte de qualité de vie fait PARTIE INTÉGRANTE du DFP (pas un poste séparé).

Comment la faire reconnaître :

– Journal de bord détaillé de vos difficultés quotidiennes
– Témoignages de proches (famille, amis, collègues…)
– Photos/vidéos « avant-après » l’accident (vous pratiquant vos loisirs)
– Attestations d’associations sportives (impossibilité de continuer votre sport)

Majoration du DFP : +5% à +20% selon l’impact sur votre vie

Maître benezra, avocat spécialisé en droit du dommage corporel, explique DFP et comment l'évaluer

A noter que s’agissant des enfants mineurs les plus handicapés, la Cour de Cassation a retenu que ce poste de préjudice (déficit fonctionnel permanent) vient également indemniser la privation de tous loisirs sportifs, les préjudices exceptionnels et désormais la privation d’exercer toute profession.

Elle a ainsi jugé qu’une :« cour d’appel relève exactement que la privation de toute activité professionnelle, pour une victime mineure au moment des faits, est prise en compte au titre du déficit fonctionnel permanent, […] et en déduit à bon droit qu’il n’y a pas lieu de retenir l’existence d’une incidence professionnelle distincte de la perte de revenus déjà indemnisée» (Cass. 2eCiv., 7 mars 2019, n° 17-25855).

Enfin, Monsieur Benoît Mornet, conseiller à la Cour de cassation, «référentiel-Mornet« « En pratique, il est nécessaire que les Experts ne se contentent pas de chiffrer le taux d’incapacité en fonction de la seule atteinte à l’intégrité physique de la victime, surtout si la mission d’expertise a été fixée par référence aux définitions de la nomenclature DINTILHAC ; en pareil cas, l’évaluation par le juge s’en trouve faussée du fait de l’absence de prise en compte des autres éléments entrant désormais dans la définition du D.F.P., ce qui contraint les avocats à conclure en sous-postes sur les souffrances et les troubles ».

« Le DFP est devenu un poste de préjudice ‘fourre-tout’. Il est nécessaire que les experts ne se contentent pas de chiffrer le taux d’incapacité en fonction de la seule atteinte à l’intégrité physique. » Benoît Mornet, conseiller à la Cour de cassation

Le DFP est devenu un poste « extensible » qui permet d’indemniser tous les aspects de votre handicap, y compris ceux qui ne rentrent pas dans d’autres postes de préjudices.

Exemples concrets :

✓ Enfant gravement handicapé : La Cour de cassation a jugé que le DFP indemnise la privation de toute activité professionnelle future (Cass. 2e civ., 7 mars 2019)

✓ Victimes avec douleurs chroniques : Le DFP indemnise les douleurs permanentes, même si un poste « souffrances endurées » existe déjà

✓ Victimes avec perte d’autonomie : Le DFP indemnise la perte d’autonomie globale, en complément de l’assistance tierce personne

Stratégie de votre avocat : Nous utilisons cette jurisprudence pour maximiser votre DFP en incluant tous les aspects de votre handicap qui ne seraient pas indemnisés ailleurs.

Résultat : Un DFP plus élevé = Une indemnisation globale bien supérieure.

4° Quels sont les quatre pièges à éviter absolument pour maximiser votre DFP ?

Pourquoi c’est catastrophique :
Le médecin d’assurance vous examine 30 minutes et fixe votre DFP. Ce chiffre va déterminer votre indemnisation pour le reste de votre vie.

Sans binôme médecin-conseil / avocat :
– Vous ne savez pas quoi dire
– Vous minimisez vos difficultés (pudeur, habitude de « faire avec »…)
– Le médecin ne note pas vos douleurs chroniques
– Le médecin ne prend pas en compte l’impact sur votre vie
– Votre DFP est sous-évalué de 30% à 60%

✓ CE QU’IL FAUT FAIRE :

Être toujours assisté par un binôme avocat / médecin-conseil de victime lors de l’expertise.

Pourquoi c’est irréversible :

Si vous signez une transaction AVANT que votre état ne soit consolidé :
– Vos séquelles peuvent encore évoluer
– Le DFP n’est pas définitif
– Vous ne pourrez plus rien réclamer même si vos séquelles s’aggravent

✓ CE QU’IL FAUT FAIRE :

NE JAMAIS signer de transaction avant la consolidation médicale.

Pourquoi c’est une erreur :

Si le rapport d’expertise fixe un DFP manifestement insuffisant et que vous ne le contestez pas (dire et contre-dire), ce DFP sera définitif.

✓ CE QU’IL FAUT FAIRE :

Toujours faire analyser le rapport d’expertise par un avocat + médecin-conseil avant de l’accepter.

Erreur fréquente :

Beaucoup de victimes minimisent leurs difficultés lors de l’expertise :
– « Je m’en sors, ça va… »
– « J’ai l’habitude maintenant… »
– « Ce n’est pas si grave… »

Résultat : Le médecin note « La victime dit aller bien » et fixe un DFP très bas.

✓ CE QU’IL FAUT FAIRE :

Décrire TOUTES vos difficultés quotidiennes, même les plus petites. Soyez honnête et exhaustif.

pièges en droit du dommage corporel

« Le DFP ou Déficit Fonctionnel Permanent a remplacé l’ AIPP ou Atteinte Permanente à l’Intégrité Physique et Psychique qui avait lui-même remplacé le taux d’IP » Michel Benezra, avocat en droit du dommage corporel

5° Comment le cabinet BENEZRA maximise votre DFP

Nous avons développé une méthode en 5 étapes fondamentales :

2 à 3 mois avant l’expertise, nous travaillons avec vous pour :

✓ Établir un « journal de bord » de vos difficultés quotidiennes (à tenir pendant au moins 1 mois)
– Douleurs ressenties (échelle de 0 à 10)
– Difficultés pour les tâches simples (s’habiller, se laver, conduire…)
– Impact sur votre sommeil
– Impact sur votre moral
– Difficultés professionnelles
– Impossibilité de pratiquer vos loisirs

✓ Rassembler tous les certificats médicaux décrivant vos séquelles et douleurs

✓ Recueillir des témoignages de proches (attestations écrites décrivant votre changement depuis l’accident)

✓ Faire réaliser des examens complémentaires si nécessaire (IRM, scanner, tests fonctionnels…)

Cette préparation est ESSENTIELLE : Un médecin-conseil bien préparé peut faire gagner 10 à 20 points de DFP.

Le jour de l’expertise, notre médecin-conseil de victime :

✓ Assiste à l’intégralité de l’examen (durée : 2 à 5h au lieu de 30 minutes)

✓ Rappelle au médecin-expert les 3 composantes du DFP (atteinte physique/psychique + souffrances permanentes + perte de qualité de vie)

✓ Insiste pour que le médecin-expert note dans son rapport :
– Toutes vos douleurs chroniques (même si non objectivables)
– Toutes vos difficultés quotidiennes
– L’impact sur votre vie professionnelle, familiale, sociale
– L’impact psychologique global

✓ Conteste les évaluations sous-estimées du médecin de l’assurance

✓ Demande des examens complémentaires si nécessaire

Résultat : Le rapport d’expertise est beaucoup plus complet et favorable.

Si le rapport d’expertise sous-évalue votre DFP, nous utilisons la procédure « dire et contre-dire » :

✓ Rédaction d’un dire : Document juridique contestant les points du rapport (signé par vous et votre avocat)

✓ Rédaction d’un contre-dire : Document médical contestant l’évaluation (signé par votre médecin-conseil)

✓ Demande d’expertise complémentaire : Si le premier rapport est manifestement insuffisant, nous demandons au juge de désigner un autre expert

Résultat : Le DFP est réévalué à la hausse dans 60% à 70% des cas.

Le DFP est multiplié par la « valeur du point » pour obtenir l’indemnisation.

Les assurances appliquent systématiquement la valeur la PLUS BASSE du référentiel (ex : 2 400 € au lieu de 3 000 € pour une victime de 40 ans).

Notre négociation :

✓ Nous argumentons pour obtenir la valeur la PLUS HAUTE du référentiel

✓ Nous invoquons des circonstances particulières justifiant une majoration :
– Profession manuelle (séquelles plus handicapantes)
– Sportif de haut niveau (perte de carrière)
– Jeune âge (séquelles subies pendant 50-60 ans)
– Séquelles particulièrement invalidantes

Résultat : Nous obtenons une majoration de 10% à 30% de la valeur du point.

Exemple :
– Valeur proposée par l’assurance : 2 400 €
– Valeur obtenue après négociation : 3 100 €
– Sur un DFP de 25% : **Gain de 17 500 €** (25% × 700 €)

Si l’assurance refuse nos demandes, nous saisissons le tribunal :

✓ Assignation de l’assurance devant le tribunal compétent

✓ Demande de désignation d’un expert judiciaire (si le rapport amiable est insuffisant)

✓ Rédaction de conclusions percutantes avec jurisprudence à l’appui

✓ Plaidoirie pour obtenir un DFP conforme à vos séquelles réelles

Résultat : Dans 80% des cas, le tribunal nous donne raison et condamne l’assurance à indemniser selon notre évaluation.

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Pourquoi choisir le cabinet BENEZRA pour maximiser votre DFP ?

– 20 ans d’expérience exclusivement en droit du dommage corporel sans aucun client assureur
– 10 000+ cas traités
– Maîtrise parfaite du rapport Dintilhac et de la jurisprudence sur le DFP
– Taux de réussite élevé dans la contestation des DFP sous-évalués

– Médecins-conseils de victimes spécialisés selon votre pathologie
– Disponibilité pour assister à chaque expertise (même en province)
– Rédaction de « dires » (observations) percutants si le DFP est sous-évalué

– DFP majorés de 10 à 30 points en moyenne par rapport aux évaluations initiales
– Indemnisations multipliées par 3 à 10 grâce à la réévaluation du DFP
– Plusieurs millions d’euros obtenus chaque année pour nos clients

– Préparation méticuleuse de chaque expertise (journal de bord, témoignages…)
– Assistance systématique par médecin-conseil
– Contestation de tous les rapports sous-évalués (dire et contre-dire)
– Négociation sur la valeur du point
– Procès si nécessaire pour obtenir un DFP conforme

Vous ne devez pas avancer d’honoraires d’avocats, et ces derniers sont principalement fixés en fonction d’un résultat : Si vous n’avez rien, vous ne payez rien !

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Qu’est-ce que le Déficit Fonctionnel Permanent (DFP) ?

Réponse :
Le DFP correspond à la perte ou à la diminution durable d’une fonction physique, psychique ou sensorielle, entraînant une limitation dans la vie quotidienne et professionnelle.

Définition juridique et médicale : Il est défini comme une atteinte qui, même après guérison ou réadaptation, laisse la victime avec une incapacité permanente partielle ou totale à exercer certaines activités.

Conséquence sur le préjudice : Le DFP est un élément central dans l’évaluation du préjudice, conditionnant le montant des indemnités dues à la victime.

Comment est évalué le DFP ?

Réponse :
L’évaluation du DFP se fait à partir d’un constat médical détaillé et de bilans fonctionnels.

Examen pluridisciplinaire : Les experts, qu’ils soient médicaux ou juridiques, s’appuient sur des examens cliniques, des tests de capacités fonctionnelles et l’analyse de l’évolution post-accident.

Grilles d’évaluation : Des barèmes spécifiques, souvent reconnus par la jurisprudence, permettent de quantifier la perte fonctionnelle en pourcentage ou en points, afin de déterminer le montant de l’indemnisation.

Quel impact le DFP a-t-il sur l’indemnisation des victimes ?

Réponse :
Le DFP joue un rôle déterminant dans l’établissement du préjudice corporel :

Réparation financière : Plus le DFP est élevé, plus le préjudice est considéré comme important, ce qui se traduit par une indemnisation majorée.

Éléments de négociation : L’évaluation du DFP est souvent un point de contentieux, nécessitant une expertise judiciaire pour trancher les divergences entre les parties.

Quelles preuves sont indispensables pour établir le DFP ?

Réponse :
La constitution d’un dossier solide est cruciale pour démontrer l’existence et l’ampleur du DFP. Il convient de rassembler :

Bilans médicaux et rapports spécialisés : Comptes rendus d’hospitalisation, examens complémentaires, et avis d’experts médicaux.

Témoignages et éléments contextuels : Déclarations de proches, attestations professionnelles, et rapports d’ergothérapie ou de réadaptation qui attestent de la perte d’autonomie ou de capacité.

Quels recours en cas de désaccord sur l’évaluation du DFP ?

Réponse :
En cas de divergence entre l’évaluation de l’assureur et celle établie par le médecin traitant ou les experts de la victime, plusieurs recours s’offrent à celle-ci :

Recours amiable : La négociation est souvent la première étape, en soumettant des avis médicaux complémentaires.

Saisine d’un expert judiciaire : Lorsque le litige persiste, le juge peut être saisi pour désigner un expert impartial qui réévaluera le DFP et tranchera le différend, garantissant ainsi une indemnisation conforme aux préjudices réellement subis.

Comment se calcule le DFP ?

Réponse :

Pour déterminer le montant de l’indemnisation, le taux de déficit fonctionnel permanent (DFP) est multiplié par la valeur attribuée à un point d’incapacité. Ainsi, si le DFP est évalué à 5 %, que l’âge de la victime est de 40 ans, et que le point est estimé à 1 200 €, alors l’indemnisation obtenue sera de 6 000 € (5 % x 1 200 €). Le DFP correspond à un préjudice permanent, évalué après la phase de consolidation.

Quelle est la différence entre le DFP et l’AIPP ?

Réponse:

L’Atteinte Permanente à l’Intégrité Physique et/ou Psychique (AIPP), également désignée sous le terme de Déficit Fonctionnel Permanent (DFP), représente l’incapacité définitive d’un individu à retrouver l’intégralité de ses capacités physiques ou psychologiques suite à un accident ou un traumatisme. Cette atteinte est déterminée par un médecin-expert, qui évalue son importance sur une échelle graduée de 0 à 100. Un taux de 0% indique l’absence de préjudice permanent, tandis qu’un taux de 100% correspond à une incapacité totale et permanente. Cette évaluation médicale est essentielle, car elle constitue une référence pour le calcul de l’indemnisation des victimes. Plus le taux d’AIPP est élevé, plus l’indemnisation potentielle sera importante, afin de compenser les effets durables du dommage sur la qualité de vie de la personne concernée.

Qui indemnise le DFP ?

Réponse:

À l’issue de l’expertise médicale, le médecin-expert attribue un pourcentage de déficit fonctionnel permanent (DFP), qui reflète la gravité des séquelles physiques ou psychiques subies par la victime. Ce taux, exprimé en pourcentage, constitue la base de référence pour la détermination de l’indemnisation. Une fois ce taux fixé, l’assureur ou votre avocat dommage corporel, utilise ce chiffre pour calculer une compensation financière, destinée à réparer le préjudice permanent de la victime concernée (à votre avantage si c’est votre avocat qui le calcule). Le montant proposé dépend donc directement du pourcentage de DFP retenu, mais il peut également être influencé par des facteurs tels que l’âge de la victime, la valeur attribuée au point d’incapacité et les conditions spécifiques de l’accident ou de l’incident en question.

Comment est calculé le déficit fonctionnel permanent (DFP) ?

Réponse :

Le DFP, est évalué par un médecin-expert après consolidation, et correspond à un taux d’incapacité.

Après consolidation, l’expert fixe un taux d’incapacité en pourcentage. L’indemnité est égale à ce taux multiplié par la valeur en euros d’un point, qui varie selon l’âge.

L’indemnisation se calcule en multipliant ce taux par une valeur unitaire variable selon l’âge de la victime, souvent comprise entre 1 000 € et 1 500 € par point.

Par exemple, un DFP de 12 % à 1 300 €/point représente 15 600 €. Ces valeurs peuvent être réévaluées selon la situation propre de la victime et l’évolution de la jurisprudence .

Cette valeur peut être modulée en fonction de la situation personnelle et de la jurisprudence

Comment calculer l’indemnité pour un accident de la route ?

Réponse :

L’évaluation se fait post‑par‑post : frais médicaux, DFT/DFP, perte de revenus actuels et futurs, assistance tierce personne, souffrances endurées, agrément, esthétique, etc.

L’évaluation repose sur la consolidation, les expertises et la nomenclature Dintilhac. Les référentiels (Mornet, cours d’appel), les preuves médicales et vie réelle sont mobilisés de façon contradictoire pour aboutir à une indemnisation juste et intégrale

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Comment indemniser le DFP ou déficit fonctionnel permanent ?
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Comment indemniser le DFP ou déficit fonctionnel permanent ?
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C'est le poste de préjudice qui représente 40% à 70% de votre indemnisation : un seul point de DFP mal évalué peut vous coûter 15 000 € à 30 000 €. Sans médecin-conseil, vous perdez 30% à 60% de votre indemnisation légitime. Le DFP est le poste le plus important de votre indemnisation. C’est aussi celui que les assurances sous-évaluent systématiquement.
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BENEZRA AVOCATS - Droit routier et droit du dommage corporel
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