Comment indemniser le DFP ou déficit fonctionnel permanent ?
Ce qu’aborde cette vidéo
Ce point vidéo fait partie de notre guide complet sur le DFP. Il explique pourquoi ce taux, fixé après consolidation, est aussi déterminant pour votre indemnisation et pourquoi il est si souvent sous-évalué par les médecins d’assurance.
Les points essentiels abordés :
- le DFP est un taux de 0% à 100% qui mesure l’atteinte définitive à l’intégrité physique et psychique après consolidation ;
- selon le rapport Dintilhac, il comprend trois composantes : l’atteinte aux fonctions physiques et psychiques, les souffrances endurées à titre permanent, et la perte de qualité de vie ;
- les médecins d’assurance sous-évaluent souvent le DFP en ignorant les douleurs chroniques et l’impact réel sur la vie quotidienne ;
- l’indemnisation se calcule en multipliant le taux de DFP par la valeur du point, laquelle varie selon l’âge de la victime.
Tout commence par un premier contact !
Contactez-nous, sans engagement, et en toute discrétion, n’hésitez-pas, après il sera trop tard. Intervention dans toute la France et DOM TOM
→ info@benezra.fr (24h/7j)
VOTRE AVOCAT ACCIDENTS DE LA ROUTE
FAQ – Déficit fonctionnel permanent (DFP)
Réponse:
Oui. Le rapport du médecin mandaté par l’assureur ne vous engage pas. Avant d’accepter une offre, vous pouvez obtenir une expertise contradictoire avec votre propre médecin-conseil ou demander une expertise judiciaire. Un point de différence représente souvent plusieurs milliers d’euros. Notre page sur la contestation d’une expertise médicale détaille la marche à suivre.
Réponse:
Non. L’IPP est fixée par le médecin-conseil de la caisse selon le barème des accidents du travail. Elle ouvre droit à un capital ou à une rente. L’AIPP est fixée par l’expert de droit commun pour chiffrer votre DFP. Les deux taux peuvent différer pour les mêmes séquelles, et le taux de la caisse ne s’impose pas à l’expert.
Réponse:
Selon le référentiel Mornet 2025, un taux de 5 % représente 9 800 € entre 21 et 30 ans, 8 850 € entre 31 et 40 ans, 7 900 € entre 41 et 50 ans et 7 000 € entre 51 et 60 ans, au titre du seul DFP. Les autres préjudices, comme les souffrances endurées ou les pertes de revenus, s’ajoutent à ce montant.
Réponse:
Le référentiel indicatif des cours d’appel, dans son édition 2025, fixe la valeur du point entre 880 € et 9 020 € selon le taux retenu et l’âge de la victime à la consolidation. Pour un taux de 1 à 5 %, le point vaut de 880 € à 2 310 €. Ces valeurs proviennent d’un consensus jurisprudentiel élaboré en 2020 et restent indicatives.
Réponse:
L’évaluation se fait post‑par‑post : frais médicaux, DFT/DFP, perte de revenus actuels et futurs, assistance tierce personne, souffrances endurées, agrément, esthétique, etc.
L’évaluation repose sur la consolidation, les expertises et la nomenclature Dintilhac. Les référentiels (Mornet, cours d’appel), les preuves médicales et vie réelle sont mobilisés de façon contradictoire pour aboutir à une indemnisation juste et intégrale
Consulter la fiche : le DFP
Réponse:
Après la consolidation, l’expert fixe un taux de déficit fonctionnel permanent en pourcentage. L’indemnité est égale à ce taux multiplié par la valeur d’un point, qui augmente avec la gravité des séquelles et diminue avec l’âge de la victime.
Par exemple, pour une victime de 45 ans consolidée à 12 %, le référentiel indicatif des cours d’appel (dit référentiel Mornet, édition 2025) retient un point à 2 025 €, soit 24 300 €. Ces repères restent indicatifs : chaque juridiction les adapte à la situation de la victime.
Consulter la fiche : le DFP
Réponse:
À l’issue de l’expertise médicale, le médecin-expert attribue un pourcentage de déficit fonctionnel permanent (DFP), qui reflète la gravité des séquelles physiques ou psychiques subies par la victime. Ce taux, exprimé en pourcentage, constitue la base de référence pour la détermination de l’indemnisation. Une fois ce taux fixé, l’assureur ou votre avocat dommage corporel, utilise ce chiffre pour calculer une compensation financière, destinée à réparer le préjudice permanent de la victime concernée (à votre avantage si c’est votre avocat qui le calcule). Le montant proposé dépend donc directement du pourcentage de DFP retenu, mais il peut également être influencé par des facteurs tels que l’âge de la victime, la valeur attribuée au point d’incapacité et les conditions spécifiques de l’accident ou de l’incident en question.
Consulter la fiche : le DFP
Réponse:
Le déficit fonctionnel permanent (DFP) est le préjudice : l’atteinte définitive à votre intégrité physique et psychique après consolidation, telle que la définit la nomenclature Dintilhac. L’AIPP, pour atteinte permanente à l’intégrité physique et psychique, est le taux en pourcentage que le médecin expert fixe pour mesurer ce préjudice, de 0 à 100 %. Ce taux, multiplié par une valeur du point qui dépend de votre âge et de la gravité des séquelles, donne le montant du DFP. Le sigle AIPP reste employé dans la plupart des rapports d’expertise et des offres d’assureurs.
Consulter la fiche : le DFP
Réponse:
Pour déterminer le montant de l’indemnisation, le taux de déficit fonctionnel permanent (DFP) est multiplié par la valeur attribuée à un point d’incapacité. Ainsi, si le DFP est évalué à 5 %, que l’âge de la victime est de 40 ans, le référentiel indicatif des cours d’appel (dit référentiel Mornet, édition 2025) retient un point à 1 770 € : l’indemnisation de référence est de 8 850 € (5 × 1 770 €). Le DFP correspond à un préjudice permanent, évalué après la phase de consolidation.
Consulter la fiche : le DFP
Réponse:
En cas de divergence entre l’évaluation de l’assureur et celle établie par le médecin conseil de la victime, plusieurs recours s’offrent à celle-ci :
Recours amiable : La négociation est souvent la première étape, en soumettant des avis médicaux complémentaires.
Saisine d’un expert judiciaire : Lorsque le litige persiste, le juge peut être saisi pour désigner un expert impartial qui réévaluera le DFP et tranchera le différend, garantissant ainsi une indemnisation conforme aux préjudices réellement subis.
Consulter la fiche : le DFP
Réponse:
La constitution d’un dossier solide est cruciale pour démontrer l’existence et l’ampleur du DFP. Il convient de rassembler :
Bilans médicaux et rapports spécialisés : Comptes rendus d’hospitalisation, examens complémentaires, et avis d’experts médicaux.
Témoignages et éléments contextuels : Déclarations de proches, attestations professionnelles, et rapports d’ergothérapie ou de réadaptation qui attestent de la perte d’autonomie ou de capacité.
Consulter la fiche : le DFP
Réponse:
Le DFP joue un rôle déterminant dans l’établissement du préjudice corporel :
Réparation financière : Plus le DFP est élevé, plus le préjudice est considéré comme important, ce qui se traduit par une indemnisation majorée.
Éléments de négociation : L’évaluation du DFP est souvent un point de contentieux, nécessitant une expertise judiciaire pour trancher les divergences entre les parties.
Consulter la fiche : le DFP
Réponse:
L’évaluation se fait en deux temps. Le médecin expert fixe d’abord un taux de déficit, en pourcentage, à la date de consolidation, en s’appuyant sur un barème médico-légal indicatif. Ce taux est ensuite converti en euros, selon votre âge à la consolidation, à partir d’une valeur du point que l’assureur propose et que le juge apprécie souverainement.
Le taux est une affaire médicale. Après examen clinique et analyse des bilans (imagerie, tests neuropsychologiques, comptes rendus de rééducation), l’expert décrit vos séquelles puis les chiffre en se référant à un barème. Ce barème n’est qu’indicatif : l’expert doit décrire concrètement vos séquelles, et un taux mal argumenté peut être contesté, au besoin avec l’avis d’un sapiteur.
La conversion en euros est une affaire juridique. La valeur du point augmente avec le taux et diminue avec l’âge à la consolidation. Les juridictions s’appuient souvent sur des référentiels indicatifs publiés par des magistrats, mais elles n’y sont pas tenues et doivent apprécier votre situation concrète.
Le DFP ne se réduit pas à un pourcentage. Il couvre aussi les douleurs qui persistent après la consolidation, les répercussions psychologiques et la perte de qualité de vie. Nous veillons à ce que ces éléments soient décrits dans le rapport d’expertise, car ce qui n’y figure pas sera difficile à faire indemniser.
Consultez notre fiche « Comment indemniser le DFP ou Déficit Fonctionnel Permanent ? ».
Consultez notre fiche « Référentiel Mornet : à quoi sert-il dans l’indemnisation d’un dommage corporel ? ».
Consultez notre fiche « Comment contester une expertise médicale après un accident de la route ? ».
Réponse:
Le déficit fonctionnel permanent répare la réduction définitive de vos capacités physiques, psychosensorielles ou intellectuelles qui subsiste après la consolidation. Il couvre aussi les douleurs persistantes, les répercussions psychologiques et la dégradation de votre qualité de vie au quotidien. C’est un préjudice personnel, distinct de vos pertes professionnelles.
Le DFP est l’un des postes de la nomenclature Dintilhac, qui sert de référence aux assureurs et aux juridictions depuis 2005. Il appartient aux préjudices extrapatrimoniaux permanents : il n’apparaît qu’à partir de la date de consolidation. Avant cette date, la gêne que vous subissez est indemnisée au titre du déficit fonctionnel temporaire.
Le DFP ne répare pas tout. Les conséquences de vos séquelles sur votre travail relèvent d’autres postes : les pertes de gains professionnels futurs et l’incidence professionnelle. De même, l’impossibilité de pratiquer une activité de loisir, l’atteinte esthétique ou l’atteinte à la vie sexuelle font l’objet d’indemnisations séparées. Bien distinguer ces postes évite qu’un préjudice soit oublié ou absorbé par un autre.
Parce qu’il s’agit d’un préjudice personnel, le DFP échappe en principe au recours des organismes sociaux : l’article 31 de la loi du 5 juillet 1985 n’autorise ce recours que si l’organisme prouve avoir versé une prestation indemnisant ce poste de manière incontestable. L’indemnité vous revient donc en principe en totalité.
Consultez notre fiche « Comment indemniser le DFP ou Déficit Fonctionnel Permanent ? ».
Consultez notre fiche « Le déficit fonctionnel temporaire ».
Consultez notre fiche « Qu’est-ce que la nomenclature Dintilhac ? ».
Sources : loi n° 85-677, art. 31





