Traumatisme crânien : pourquoi le bilan neuropsychologique peut-il changer votre indemnisation ?

En bref : Après un accident de la route, certaines séquelles du traumatisme crânien ne se voient ni sur une photographie ni lors d’un examen médical rapide. Pourtant, elles peuvent bouleverser la mémoire, la concentration, le comportement, les relations familiales et la capacité à travailler.

Le bilan neuropsychologique aide à objectiver ces difficultés. Mais, pour être réellement utile à l’indemnisation, ses résultats doivent être reliés aux conséquences concrètes de l’accident dans votre vie. C’est notamment le rôle de l’avocat intervenant en réparation du dommage corporel.

L’enjeu pour la victime : éviter que des séquelles cognitives ou comportementales soient minimisées au motif qu’elle marche, parle correctement ou paraît avoir retrouvé une vie normale.

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Pourquoi vos séquelles peuvent-elles être sous-estimées après un traumatisme crânien ?

Les séquelles d’un traumatisme crânien peuvent être sous-estimées parce qu’elles sont souvent fluctuantes, difficiles à décrire et invisibles pour l’entourage comme pour l’expert.

  1. Vous pouvez, par exemple, éprouver :
  2. des oublis fréquents ;
  3. des difficultés à rester concentré ;
  4. une grande fatigabilité intellectuelle ;
  5. une lenteur inhabituelle ;
  6. des difficultés à organiser plusieurs tâches ;
  7. une irritabilité ou une impulsivité nouvelle ;
  8. une perte d’initiative ;
  9. une mauvaise perception de vos propres difficultés ;
  10. une intolérance au bruit ou aux sollicitations ;
  11. des difficultés à reprendre votre activité professionnelle ;
  12. une modification de vos relations familiales et sociales.

Ces troubles ne sont pas imaginaires. Les troubles cognitifs et comportementaux peuvent entraîner des limitations importantes dans les activités et la participation sociale, même en l’absence de handicap physique immédiatement visible.

À quoi sert le neuropsychologue après un accident ?

Le neuropsychologue évalue le fonctionnement cognitif et comportemental de la victime à l’aide d’un entretien, de tests et d’une analyse clinique.

Son bilan peut notamment explorer :

  1. l’attention et la concentration ;
  2. les différentes formes de mémoire ;
  3. la vitesse de traitement des informations ;
  4. le raisonnement ;
  5. le langage ;
  6. la planification et l’organisation ;
  7. la capacité à s’adapter à une situation nouvelle ;
  8. le contrôle des émotions et du comportement.

Le bilan ne consiste donc pas à vérifier seulement si vous savez répondre à quelques questions. Il cherche à déterminer comment votre cerveau fonctionne depuis l’accident et dans quelle mesure les difficultés constatées affectent réellement votre autonomie.

Le Boston Diagnostic Aphasia Examination

Le Boston Diagnostic Aphasia Examination (BDAE) est un test neuropsychologique évaluant le langage mis au point en 1972 par Goodglass et Kaplan1. Il est le test le plus utilisé dans le monde. Le BDAE permet d’apprécier le niveau de performance langagier et la gravité des troubles du langage au stade initial et en cours d’évolution mais également de dépister les syndromes aphasiques et définir leur type clinique dans un but diagnostic.
D’autre part, il cherche à mettre en évidence les mécanismes perturbés et les capacités résiduelles susceptibles d’être exploitées pour orienter la rééducation6.

Le Protocole d’examen linguistique de l’aphasie Montréal-Toulouse (MT-86)

Le Protocole d’examen linguistique de l’aphasie Montréal-Toulouse (MT – 86) est un test neuropsychologique mis au point en 1986 par Jean-Luc Nespoulous, Yves Joanette et André-Roch Lecous afin de déterminer les troubles du langage chez les adultes

Mais aussi :

  • Le Boston Naming Test (BNT)
  • Le Montréal évaluation de la communication (MEC)

Il existe plusieurs tests dans le cadre d’un bilan neuropsychologique et notamment ceux évaluant les troubles praxiques.

  • Batterie de test de Blanche Ducarne (considérée comme aujourd’hui obsolète)
  • La batterie d’évaluation des praxies (BEP)
  • La figure complexe de Rey-Osterrieth
  • Le test des Cubes de Kohs

Toujours dans le cadre d’un bilan neuropsychologique, ceux évaluant les troubles exécutifs.

  • Les tests des Tours de Hanoï, Tours de Londres, Tours de Toronto
  • La Batterie rapide d’efficience frontale (BREF)
  • Le Behavioural Assessment of the Dysexecutive Syndrome (BADS)
  • Le Wisconsin card sorting test (WCST)

La Social cognition and Emotional Assessment (mini-SEA)

L’analyse des troubles neuropsychologiques, seront complétés par un bilan situationnel d’un ergothérapeute.

Etape 1 : L’entretien (environ 20/30 minutes) :

L’examen débute toujours par un entretien qui vise à recueillir des informations sur le motif de la consultation et sur l’histoire de vie du patient. Ces informations permettent d’adapter le bilan en fonction des difficultés présentées par le patient et de recueillir les 1ers éléments qui pourront aider au diagnostic.

Etape 2 : L’évaluation (environ 1 heure/1 heure 30) :

L’évaluation consiste en la passation d’un ensemble de tests neuropsychologiques qui permettent d’objectiver ou non l’altération de certains processus cognitifs. Ainsi, durant cette étape, nous réalisons des exercices différents les uns des autres qui vont évaluer la mémoire, l’attention, l’organisation, le langage, les gestes…etc…

Etape 3 : La cotation et l’interprétation des résultats :

Une fois l’évaluation terminée, le neuropsychologue doit « coter » les résultats obtenus, c’est-à-dire qu’il compare les scores du patient à ceux de personnes qui ont le même Age et le même niveau socio-culturel (c’est ce qu’on appelle la norme). Il interprète ensuite ces résultats en regard des éléments cliniques observés (stress…) et rédige un compte-rendu au médecin qui a demandé́ la consultation.

Non. Un résultat isolé ne suffit pas à décrire les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne.

Une victime peut réussir certains tests dans le calme d’un cabinet, pendant une durée limitée, mais ne plus parvenir à soutenir un effort intellectuel toute une journée, gérer les imprévus, conduire longtemps ou assumer simultanément ses obligations familiales et professionnelles.

  • L’interprétation doit donc prendre en compte :
  • le niveau de la victime avant l’accident ;
  • son parcours scolaire et professionnel ;
  • les résultats de l’ensemble des tests ;
  • la fatigabilité au cours de l’examen ;
  • son comportement ;
  • les observations de ses proches ;
  • les situations concrètes dans lesquelles les difficultés apparaissent.

L’objectif n’est pas seulement de mesurer une performance abstraite, mais de comprendre les répercussions du traumatisme crânien sur la vie réelle.

le cabinet benezra avocats, spécialisé en droit du dommage corporel a traité plus de 10000 cas

CAS TRAITÉS

Ce sont des dizaine de milliers de cas traités par le cabinet Benezra avocats, constituant alors une expérience sans équivalence, au service de la victime de la route et de sa famille.

Pourquoi les proches doivent-ils parfois être entendus ?

Les proches peuvent révéler des changements que la victime ne perçoit pas elle-même ou qu’elle ne parvient pas à expliquer.

Après un traumatisme crânien, certaines personnes minimisent sincèrement leurs difficultés. Elles peuvent affirmer qu’elles vont bien alors que leur conjoint ou leur famille constate une perte d’autonomie, des oublis, des colères, une désorganisation ou une profonde modification du comportement.

Le témoignage des proches permet alors de comparer la vie avant et après l’accident. Il ne remplace pas l’évaluation médicale, mais peut fournir des éléments essentiels pour comprendre le retentissement quotidien du handicap.

Quand faut-il envisager un bilan neuropsychologique ?

Un bilan neuropsychologique peut être pertinent lorsque des difficultés persistent ou apparaissent après l’accident, notamment en cas de troubles de la mémoire, de la concentration, de l’organisation, du comportement ou de la reprise professionnelle.

Il peut être utile même lorsque les examens d’imagerie ne suffisent pas à expliquer les difficultés ressenties. La question ne doit pas être tranchée sur le seul fondement d’une IRM ou d’un scanner : l’évaluation doit porter sur l’ensemble de la situation clinique et fonctionnelle.

Le moment du bilan doit néanmoins être choisi avec précaution. Une évaluation trop précoce peut ne pas refléter l’évolution future ; une évaluation trop tardive peut laisser s’installer une description incomplète des séquelles. Ce calendrier doit être discuté avec les professionnels qui accompagnent la victime.

« La mission du neuropsychologue sollicité dans le cadre d’un avis sapiteur consiste à « évaluer avec précision la nature et l’importance des difficultés, ainsi que leur impact en termes de handicaps sur la vie quotidienne du patient. Cette évaluation permettra aux médecins experts d’estimer le dommage subi par le patient et de déterminer les compensations financières ou autres auxquelles il a droit. Il est important que le neuropsychologue soit au courant des critères sur lesquels se base le juge pour déterminer la perte de capacité de la victime, car cela lui permettra d’orienter sa réflexion et l’analyse qu’il fera des difficultés du patient, et de mieux appréhender l’impact de l’accident sur la vie quotidienne –actuelle et future- de celui-ci. Au moment de rédiger les conclusions de son rapport, le neuropsychologue pourra, s’il connaît les différentes formes d’incapacité prises en compte dans le contexte de l’expertise médico-légale, fournir au médecin demandeur des indications utiles pour la détermination du dommage subi. »

Meulemans, T., Seron,X. L’examen neuropsychologique dans le cadre de l’expertise médico-légale. Spritmont : Mardaga, 2004

Le neuropsychologue de l’expertise défend-il vos intérêts ?

Non. Le professionnel intervenant à la demande de l’expert doit accomplir sa mission avec indépendance ; il n’a pas pour fonction de défendre la victime.

Dans une expertise judiciaire, le médecin expert peut solliciter l’avis d’un technicien compétent dans un domaine distinct, souvent appelé  » sapiteur « . L’expert demeure responsable de sa mission et de ses conclusions.

La victime peut, de son côté, être accompagnée par ses propres conseils, notamment un médecin-conseil de victimes et, lorsque la situation l’exige, un neuropsychologue connaissant les enjeux de l’évaluation médico-légale.

Le bilan neuropsychologique pourra être pris en charge par le responsable de l’accident ou son responsable à partir du moment où le bilan a été jugé utile à la procédure

« ALORS QUE le responsable d’un accident de la circulation est tenu de réparer l’intégralité des dommages subis par la victime résultant de l’atteinte à sa personne imputables à l’accident, au titre desquels figurent l’intégralité des honoraires déboursés auprès de médecins pour se faire assister à l’occasion de l’expertise médicale la concernant mais également pour se faire conseiller en vue de cette expertise ; qu’en se fondant, pour juger que les honoraires déboursés auprès du docteur K… en vue d’un examen neurologique et auprès du docteur O… en vue d’un bilan psychiatrique n’étaient pas indemnisables, sur la circonstance inopérante qu’ils constituaient des rapports d’expertise privée ne pouvant être assimilés à l’assistance d’un médecin conseil, sans rechercher si ces honoraires n’avaient pas été exposés pour évaluer les préjudices de Mme H… F… et étaient par conséquent imputables à l’accident litigieux, la cour d’appel a privé sa décision de base légale au regard de l’article 3 de la loi n°85-677 du 5 juillet 1985, ensemble le principe de réparation intégrale ; »

le cabinet benezra avocats, spécialisé en droit du dommage corporel pratique la matière depuis plus de 20 ans

D’ EXPERTISE

Le Cabinet BENEZRA ne traite pas « occasionnellement » des accidents de la route.

 

C’est notre cœur de métier depuis plus de 20 ans avec des millions d’euros obtenus pour nos clients victimes.

Comment l’avocat utilise-t-il le bilan neuropsychologique ?

L’avocat utilise le bilan pour transformer des troubles médicaux parfois abstraits en préjudices précis, documentés et indemnisables.

Son intervention consiste notamment à :

  • vérifier que les troubles cognitifs et comportementaux sont recherchés ;
  • réunir les éléments décrivant la situation avant l’accident ;
  • recueillir les observations utiles de la famille et des professionnels ;
  • préparer la victime à l’expertise sans lui dicter ses réponses ;
  • travailler avec le médecin-conseil de victimes ;
  • demander, lorsque cela est justifié, une évaluation neuropsychologique ;
  • signaler les contradictions ou les omissions du prérapport ;
  • adresser des observations écrites à l’expert dans le respect du contradictoire ;
  • relier les séquelles aux différents postes de préjudice ;
  • contester une évaluation qui ne reflète pas la réalité du handicap.

L’avocat ne remplace ni le médecin ni le neuropsychologue. Il veille toutefois à ce que leurs constatations soient correctement intégrées à l’évaluation juridique du dommage.

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Quels préjudices peuvent être concernés par les troubles cognitifs ?

Les troubles neuropsychologiques peuvent avoir une incidence sur plusieurs postes de préjudice, selon la situation personnelle de chaque victime.

Ils peuvent notamment affecter : le déficit fonctionnel temporaire ou permanent ; le besoin d’assistance par une tierce personne ; les dépenses de santé et de rééducation ; les frais d’aménagement du logement ou du véhicule ; les pertes de revenus ; l’incidence professionnelle ; le préjudice scolaire, universitaire ou de formation ; les souffrances endurées ; le préjudice d’agrément ; le préjudice familial ou relationnel ; le préjudice sexuel ; le projet de vie de la victime.

La nomenclature des préjudices ne doit pas conduire à découper artificiellement la vie de la victime. Chaque difficulté doit être reliée à ses conséquences concrètes, sans omission ni double indemnisation.

Le besoin d’aide humaine peut être oublié lorsque la victime reste physiquement capable d’accomplir les gestes élémentaires de la vie quotidienne.

Une personne peut savoir se laver, s’habiller ou préparer un repas simple, tout en ayant besoin d’être stimulée, surveillée, guidée ou accompagnée pour :

respecter ses rendez-vous ;

gérer ses médicaments ;

organiser ses journées ;

effectuer des démarches administratives ;

contrôler des comportements dangereux ;

réaliser des achats adaptés ;

maintenir une activité sociale ;

prendre des décisions ;

s’occuper de ses enfants ;

éviter une mise en danger.

L’aide humaine ne se limite donc pas nécessairement à une assistance physique. Les besoins de surveillance, d’incitation et de sécurisation doivent également être examinés.

« La victime en situation de handicap doit pouvoir retrouver une autonomie et en toute dignité » Michel Benezra, avocat en droit du dommage corporel

Comment préparer l’expertise neuropsychologique ?

La meilleure préparation consiste à réunir des faits précis sur votre vie avant et après l’accident.

Avant l’expertise, il peut être utile de rassembler : vos comptes rendus d’hospitalisation et de rééducation ; les bilans médicaux, orthophoniques et neuropsychologiques ; vos arrêts de travail ; les documents scolaires ou professionnels antérieurs ; les observations de votre employeur ou de la médecine du travail ; une chronologie des difficultés rencontrées ; des exemples d’incidents ou d’oublis ; les aides apportées par vos proches ; les justificatifs des dépenses engagées.

Il est également conseillé de ne pas masquer vos difficultés par pudeur, mais de ne pas les exagérer. Des exemples concrets sont généralement plus utiles que des affirmations générales.

Au lieu de dire seulement  » j’ai des problèmes de mémoire « , vous pouvez expliquer :  » j’oublie mes rendez-vous malgré les alertes « ,  » je recommence plusieurs fois la même tâche  » ou  » je ne peux plus suivre une conversation lorsqu’il y a du bruit « .

Que se passe-t-il si l’expertise minimise vos troubles ?

Une expertise défavorable n’interdit pas toute contestation, mais il faut réagir au bon moment et avec des éléments médicaux précis.

Selon l’état de la procédure, l’avocat peut notamment : formuler des observations sur le prérapport ; demander que certaines pièces soient examinées ; solliciter une réponse aux points restés sans réponse ; produire un avis médical ou neuropsychologique contradictoire ; demander un complément d’expertise ; discuter les conclusions devant le juge ; solliciter, lorsque les conditions sont réunies, une nouvelle expertise.

La stratégie dépend du contenu du rapport et du cadre amiable ou judiciaire de l’indemnisation. Il est donc préférable de préparer l’expertise en amont plutôt que de tenter de réparer tardivement une évaluation incomplète.

Pourquoi être accompagné avant la consolidation ?

La consolidation fixe le moment où l’état de la victime est considéré comme stabilisé, même si des séquelles persistent. Elle constitue une étape déterminante de l’indemnisation.

Une consolidation prononcée alors que les troubles cognitifs sont encore mal identifiés peut conduire à une évaluation incomplète des besoins futurs, de l’aide humaine ou de l’incidence professionnelle.

L’accompagnement de la victime doit donc commencer suffisamment tôt pour documenter l’évolution de son état, organiser les évaluations utiles et préserver ses droits.

Comment protéger votre indemnisation après un traumatisme crânien ?

Vous devez faire examiner non seulement les lésions médicales, mais aussi leurs conséquences concrètes sur votre autonomie, votre travail, votre famille et votre projet de vie.

Le bilan neuropsychologique peut devenir une pièce déterminante, à condition d’être correctement préparé, interprété et utilisé dans le cadre de l’expertise médico-légale.

Le cabinet accompagne les victimes de traumatismes crâniens afin d’identifier les séquelles invisibles, de préparer l’expertise avec les professionnels compétents et de demander une indemnisation correspondant à leurs besoins réels.

Accident de voiture

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FAQ – Expertise neurologique et neuropsychologique

Que faire si l’expert de l’assurance n’a pas évoqué mon TSPT ?2026-06-29T18:41:54+02:00

Réponse:

Il est possible de rédiger un dire pour signaler cette omission (en judiciaire) ou de demander une contre-expertise (en amiable), et dans tous les cas, de demander la désignation d’un sapiteur psychiatre, ou de refuser de signer le protocole d’accord amiable pour saisir le juge.

Quel est le taux d’incapacité généralement retenu pour un TSPT ?2026-06-29T18:39:01+02:00

Réponse:

En moyenne, jusqu’à 20 % de taux d’incapacité permanente pour les formes les plus sévères, en complément des éventuelles autres séquelles. Ce taux dépend entièrement de la qualité du dossier médical et de la compétence de l’expert qui l’évalue.

Le TSPT peut-il apparaître après la consolidation du dossier ?2026-06-29T18:36:18+02:00

Réponse:

Oui, c’est une situation que nous rencontrons régulièrement. Lorsque le lien avec l’accident initial est établi, une demande de réouverture du dossier pour aggravation peut être engagée.

Le TSPT peut-il être indemnisé sans hospitalisation ?2026-06-29T18:33:47+02:00

Réponse:

Oui. L’hospitalisation n’est pas une condition de reconnaissance du TSPT. Ce qui compte, c’est la documentation médicale du trouble : consultations psychiatriques, traitement, suivi psychologique.

Dans cette vidéo, Maître Benezra explique aux victimes l’importance de l’expertise neuropsychologique et de l’expertise neurologique.

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Le neuropsychologue est-il un médecin ?

Non. Le neuropsychologue est un psychologue spécialisé dans l’étude des relations entre le fonctionnement cérébral, les capacités cognitives et le comportement.

Une IRM normale exclut-elle des troubles cognitifs ?

Non. L’imagerie et le bilan neuropsychologique n’évaluent pas la même chose. La situation doit être appréciée à partir de l’ensemble des données médicales, cliniques et fonctionnelles.

L’avocat assiste-t-il aux tests neuropsychologiques ?

En principe, l’avocat n’intervient pas pendant la passation des tests. Il peut toutefois participer aux échanges médico-légaux, veiller au respect du contradictoire et exploiter les conclusions dans la procédure d’indemnisation.

Peut-on demander un bilan neuropsychologique en cours d’expertise ?

Oui, lorsque les troubles constatés le justifient. La demande doit être argumentée et son opportunité appréciée avec le médecin-conseil et l’avocat.

Les observations de la famille peuvent-elles être prises en compte ?

Oui. Elles sont particulièrement utiles lorsque la victime n’a pas pleinement conscience de ses difficultés ou lorsque les troubles apparaissent principalement dans la vie quotidienne.

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Après un traumatisme crânien, des troubles invisibles peuvent perturber toute une vie. Découvrez comment le bilan neuropsychologique
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BENEZRA AVOCATS - DROIT DU DOMMAGE CORPOREL
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2026-09-14T14:09:01+02:00
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