Pourquoi l’équipe médicale pluridisciplinaire conditionne-t-elle l’indemnisation d’une victime amputée ?
En bref : L’indemnisation d’une victime amputée dépend d’abord des rapports médicaux produits pendant l’expertise : chaque spécialiste documente un poste de préjudice précis, selon la nomenclature Dintilhac. Lorsqu’un intervenant ne formalise pas ses conclusions, ou que son rapport n’est pas transmis à l’expert, le poste correspondant risque tout simplement d’être ignoré par l’assureur au moment du chiffrage.
Pourquoi l’équipe médicale n’est-elle pas qu’un enjeu de soin ?
Parce que chaque professionnel qui suit la victime produit, sans toujours le savoir, une pièce du dossier d’indemnisation.
Nous intervenons précisément pour identifier en amont les bons intervenants et nous assurer qu’aucune de leurs observations ne se perd avant l’expertise.
Quel spécialiste correspond à quel poste de préjudice ?
Le chirurgien vasculaire, par ses rapports post-opératoires et son évaluation du moignon, établit le taux de déficit fonctionnel permanent (DFP) – l’un des postes les plus lourds de l’indemnisation. Un taux sous-évalué à cette étape réduit mécaniquement tout le reste du dossier.
Le prothésiste orthopédique détermine le type de prothèse, son coût et sa fréquence de renouvellement. C’est le poste que l’assureur cherche le plus systématiquement à minorer, en contestant le niveau technologique ou en refusant de capitaliser sur l’espérance de vie complète de la victime. Nous exigeons que l’indemnisation couvre le coût réel de la prothèse choisie, renouvellement compris, et non celui d’un modèle basique jugé suffisant par l’assureur.
Le kinésithérapeute documente les frais de rééducation futurs, mais aussi les périodes où la victime a eu besoin d’une aide pour les gestes du quotidien – une attestation insuffisante sur ce point peut minorer sensiblement l’assistance par tierce personne temporaire.
L’ergothérapeute évalue les besoins d’aménagement du logement et du poste de travail. Ces préconisations sont trop souvent absentes des offres initiales, simplement parce que le rapport d’ergothérapie n’a pas été établi avant l’expertise.
Les psychologues et psychiatres documentent l’impact psychologique de l’amputation – deuil du membre, composante psychogène des douleurs fantômes, dépression post-traumatique – indemnisable au titre du préjudice moral et du préjudice d’agrément lorsque les activités antérieures ont dû être abandonnées. Ce poste reste sous-documenté en l’absence de suivi spécialisé.
Le médecin de réadaptation coordonne l’ensemble du parcours et fixe la date de consolidation, point de départ de tous les préjudices permanents. Une consolidation prononcée trop tôt par l’expert de l’assureur ampute directement l’indemnisation de la tierce personne permanente, des soins futurs et du retentissement professionnel – nous contestons systématiquement ces consolidations prématurées en nous appuyant sur les observations du médecin traitant.
Que fait l’assureur avec un dossier médical incomplet ?
Un dossier sans rapport d’ergothérapie, sans justification technique pour la prothèse retenue ou sans suivi psychologique formalisé est valorisé à la baisse par l’assureur – sans que la victime ne le comprenne toujours.
L’assureur ne comble pas ces lacunes : il s’appuie dessus.
Nous préparons systématiquement le dossier médical avant l’expertise, en identifiant les intervenants pertinents, en vérifiant leurs rapports, et en mobilisant un médecin-conseil indépendant pour accompagner la victime le jour de l’expertise.
FAQ –
Dans cette vidéo, Maître Benezra reçoit dans son bureau un de ses clients amputé, très satisfait
Pourquoi choisir le cabinet BENEZRA pour votre accident corporel ?
« Le temps est l’ennemi des victimes, surtout lorsqu’elles sont en situation de détresse financière. »
N’attendez pas. Chaque jour qui passe affaiblit votre dossier.
Nous intervenons sur les dossiers d’amputation consécutifs à un accident de la route depuis plus de vingt ans.
Notre approche repose sur une analyse poste par poste des préjudices, conduite en lien direct avec les spécialistes du parcours médical de la victime.
- Nous analysons chaque rapport médical produit par l’équipe soignante.
- Nous identifions les postes de préjudice non documentés ou sous-évalués.
- Nous assistons la victime à l’expertise médicale, accompagnée d’un médecin-conseil indépendant.
- Nous contestons les offres qui ne tiennent pas compte du coût réel de la prothèse et de son renouvellement.
- Nous saisissons le juge lorsque la proposition amiable ne reflète pas l’étendue réelle des préjudices.
📞 Appelez-nous avant votre expertise : 01 45 24 00 40 ou Écrivez-nous : info@benezra.fr
Pas encore convaincu ?
Tout commence par un premier contact !
Contactez-nous, sans engagement, et en toute discrétion, n’hésitez-pas, après il sera trop tard. Intervention dans toute la France et DOM TOM
→ info@benezra.fr (24h/7j)
DROIT ROUTIER ET DOMMAGES CORPORELS












